Non aux tests de féminité : le SNEP-FSU Guadeloupe relaie le communiqué national

Le SNEP-FSU Guadeloupe souhaite porter à la connaissance de la communauté éducative, sportive et syndicale le communiqué national du SNEP-FSU relatif au retour des tests de féminité décidé par le Comité international olympique (CIO).

Cette décision constitue un grave recul en matière de droits des femmes, mais également pour les personnes trans et intersexes. En réintroduisant des critères d’exclusion fondés sur des tests biologiques, le CIO remet en cause les principes d’égalité, de dignité et d’inclusion qui devraient pourtant être au cœur de l’idéal olympique.

Au-delà du sport de haut niveau, cette orientation nous interpelle directement en tant qu’enseignant·es d’EPS et défenseur·es d’un sport émancipateur. Les enjeux soulevés par ce communiqué touchent aux valeurs fondamentales que nous portons chaque jour dans nos établissements : l’égalité d’accès à la pratique sportive, la lutte contre toutes les formes de discrimination et le respect de la dignité de chaque personne.

Le sport ne peut devenir un espace de contrôle des corps, de stigmatisation ou d’exclusion. Il doit demeurer un lieu d’émancipation, de justice sociale, de respect et de construction du vivre-ensemble.

Dans le contexte scolaire comme dans le mouvement sportif, il est essentiel de rappeler que la pratique physique et sportive doit rester accessible à toutes et tous, sans remise en cause des identités, sans assignation et sans discrimination.

Le SNEP-FSU Guadeloupe réaffirme son attachement à un sport inclusif, porteur des valeurs de solidarité, d’égalité et d’émancipation.

Nous invitons nos collègues, les personnels d’éducation et l’ensemble de la communauté sportive à prendre connaissance du communiqué national et à le relayer largement.

Lire le communiqué national :
https://lesite.snepfsu.fr/actualites/communiques/tests-de-feminite-le-cio-joue-contre-les-femmes-les-personnes-trans-et-intersexes-lindigne-retour-en-arriere/

Formation EPS en Guadeloupe : Une bouffée d’oxygène ou un simple trompe-l’œil ?

L’annonce est tombée : l’INSPÉ de Guadeloupe prévoit l’ouverture de 25 places en Master Éducation et Enseignement (2E) pour la rentrée prochaine. Si, au premier regard, cette nouvelle semble apporter une réponse à nos inquiétudes, l’analyse détaillée du SNEP-FSU Guadeloupe révèle une réalité bien plus fragile pour l’avenir de nos futurs collègues.

Le « verrou » du lauréat : une menace sur la filière locale

L’ouverture de ces places est soumise à une condition administrative stricte : l’inscription d’au moins un lauréat du nouveau concours CAPEPS L3. Pour le syndicat, cette modalité s’apparente à un véritable coup de poker.
Avec un taux de réussite national qui s’annonce dérisoire (475 places pour plus de 5 000 candidats, soit moins de 10 % de reçus), la probabilité qu’un lauréat s’inscrive en Guadeloupe est infime. Si cette condition n’est pas remplie, la formation pourrait ne pas voir le jour, laissant nos 26 étudiants de L3 actuellement en Guadeloupe sans aucune solution de poursuite d’études sur leur territoire.

Une rupture d’équité nationale

L’avenir de nos jeunes est d’autant plus compromis que le repli vers l’hexagone devient une impasse. Dix académies (dont Paris, Lyon, Lille et Créteil) ont déjà annoncé qu’elles n’accueilleraient pas les non-lauréats du CAPEPS L3, faute de moyens. Cette faillite politique réduit drastiquement les possibilités pour nos étudiants guadeloupéens.

Victoire syndicale : Le maintien des barèmes et des CIMM

Face à ce sombre tableau, l’action déterminée du SNEP-FSU a permis d’arracher une victoire cruciale sur le front des affectations pour 2026. Le Ministère a tenté un passage en force pour imposer le seul rang de classement au concours comme critère, au mépris de la transparence et de l’équité.

Grâce à notre mobilisation, nous avons obtenu :

  • La reconnaissance des CIMM : Le maintien des bonifications pour les lauréat·es ultra-marins.
  • La protection sociale : La prise en compte des charges de famille et du handicap (RQTH) reste garantie dans le barème.
  • L’affectation locale : Les lauréats du CAPEPS L3 seront affectés prioritairement dans leur académie d’inscription.

Nos revendications pour une EPS de qualité

Le SNEP-FSU Guadeloupe exige :

  • Un moratoire immédiat sur cette réforme dégradante.
  • Le maintien du concours au niveau Master 2.
  • Un pré-recrutement dès la Licence 1 (L1) avec une allocation d’autonomie.
  • Un plan de 1 500 recrutements par an.

Documents et liens utiles :

📥 Télécharger le communiqué de presse intégral (PDF)

✍️ Signer la pétition nationale « Aucun étudiant sans solution »

Le bureau du SNEP-FSU Guadeloupe reste vigilant et mobilisé. Nous ne laisserons pas l’avenir de nos étudiants devenir la victime d’un affichage politique sans moyens réels.

Stade de Petit Bourg : Un bon point pour les collectivités majeures mais …