Outre-mer : le SNEP-FSU porte l’exigence d’une égalité réelle au niveau national

À l’issue du Congrès National de Guidel, le SNEP-FSU a franchi une étape historique dans la défense des services publics ultra-marins.

La mobilisation engagée lors de notre congrès académique en Guadeloupe a trouvé un écho immédiat et puissant dans les revendications portées par l’ensemble des sections SNEP-FSU d’Outre-mer. Cette convergence des luttes a permis de forger une motion commune, adoptée à l’unanimité au niveau national, marquant une rupture avec des décennies de sous-investissement structurel.

Une légitimité au service d’une urgence sociale

Fort de près de 10 000 syndiqués et représentant la quasi-unanimité des enseignants d’EPS de l’académie, le SNEP-FSU Guadeloupe interpelle officiellement le Préfet et le Recteur sur quatre piliers fondamentaux (Liste non exhaustive, se référer à la motion complète) :

1. Tropicalisation des infrastructures

Mise en place d’un véritable plan de couverture des plateaux sportifs, accompagné d’une transition écologique adaptée aux réalités climatiques de nos territoires.

2. Justice sociale

Maintien intégral des 40 % lors des congés maladie et indexation des retraites afin de garantir l’équité entre les agents publics.

3. Santé au travail

Reconnaissance de la pénibilité climatique liée à l’exposition aux UV, à la chaleur, aux sargasses, au bruit et aux conditions spécifiques d’exercice en Outre-mer.

4. Justice administrative

Nationalisation de la gestion des CIMM afin de garantir l’équité des mutations et mettre fin aux inégalités de traitement.


L’égalité réelle n’est pas une option, c’est un droit !

Le SNEP-FSU réaffirme avec force que les personnels ultramarins ne peuvent plus être les oubliés des politiques publiques.

Cette motion nationale constitue une avancée majeure et un signal politique fort : l’égalité réelle doit enfin devenir une réalité concrète pour l’ensemble des agents des Outre-mer.


Documents à télécharger

Vous pouvez consulter et télécharger les documents officiels via les liens ci-dessous :

Télécharger le Communiqué de Presse (PDF) https://www.snepfsu-guadeloupe.net/wp-content/uploads/2026/04/wp-1776693241752.pdf

Consulter la motion intégrale et le dossier complet
https://www.snepfsu-guadeloupe.net/2026/04/13/outre-mer-le-snep-fsu-porte-lexigence-dune-egalite-reelle-au-niveau-national/

Non aux tests de féminité : le SNEP-FSU Guadeloupe relaie le communiqué national

Le SNEP-FSU Guadeloupe souhaite porter à la connaissance de la communauté éducative, sportive et syndicale le communiqué national du SNEP-FSU relatif au retour des tests de féminité décidé par le Comité international olympique (CIO).

Cette décision constitue un grave recul en matière de droits des femmes, mais également pour les personnes trans et intersexes. En réintroduisant des critères d’exclusion fondés sur des tests biologiques, le CIO remet en cause les principes d’égalité, de dignité et d’inclusion qui devraient pourtant être au cœur de l’idéal olympique.

Au-delà du sport de haut niveau, cette orientation nous interpelle directement en tant qu’enseignant·es d’EPS et défenseur·es d’un sport émancipateur. Les enjeux soulevés par ce communiqué touchent aux valeurs fondamentales que nous portons chaque jour dans nos établissements : l’égalité d’accès à la pratique sportive, la lutte contre toutes les formes de discrimination et le respect de la dignité de chaque personne.

Le sport ne peut devenir un espace de contrôle des corps, de stigmatisation ou d’exclusion. Il doit demeurer un lieu d’émancipation, de justice sociale, de respect et de construction du vivre-ensemble.

Dans le contexte scolaire comme dans le mouvement sportif, il est essentiel de rappeler que la pratique physique et sportive doit rester accessible à toutes et tous, sans remise en cause des identités, sans assignation et sans discrimination.

Le SNEP-FSU Guadeloupe réaffirme son attachement à un sport inclusif, porteur des valeurs de solidarité, d’égalité et d’émancipation.

Nous invitons nos collègues, les personnels d’éducation et l’ensemble de la communauté sportive à prendre connaissance du communiqué national et à le relayer largement.

Lire le communiqué national :
https://lesite.snepfsu.fr/actualites/communiques/tests-de-feminite-le-cio-joue-contre-les-femmes-les-personnes-trans-et-intersexes-lindigne-retour-en-arriere/

Formation EPS en Guadeloupe : Une bouffée d’oxygène ou un simple trompe-l’œil ?

L’annonce est tombée : l’INSPÉ de Guadeloupe prévoit l’ouverture de 25 places en Master Éducation et Enseignement (2E) pour la rentrée prochaine. Si, au premier regard, cette nouvelle semble apporter une réponse à nos inquiétudes, l’analyse détaillée du SNEP-FSU Guadeloupe révèle une réalité bien plus fragile pour l’avenir de nos futurs collègues.

Le « verrou » du lauréat : une menace sur la filière locale

L’ouverture de ces places est soumise à une condition administrative stricte : l’inscription d’au moins un lauréat du nouveau concours CAPEPS L3. Pour le syndicat, cette modalité s’apparente à un véritable coup de poker.
Avec un taux de réussite national qui s’annonce dérisoire (475 places pour plus de 5 000 candidats, soit moins de 10 % de reçus), la probabilité qu’un lauréat s’inscrive en Guadeloupe est infime. Si cette condition n’est pas remplie, la formation pourrait ne pas voir le jour, laissant nos 26 étudiants de L3 actuellement en Guadeloupe sans aucune solution de poursuite d’études sur leur territoire.

Une rupture d’équité nationale

L’avenir de nos jeunes est d’autant plus compromis que le repli vers l’hexagone devient une impasse. Dix académies (dont Paris, Lyon, Lille et Créteil) ont déjà annoncé qu’elles n’accueilleraient pas les non-lauréats du CAPEPS L3, faute de moyens. Cette faillite politique réduit drastiquement les possibilités pour nos étudiants guadeloupéens.

Victoire syndicale : Le maintien des barèmes et des CIMM

Face à ce sombre tableau, l’action déterminée du SNEP-FSU a permis d’arracher une victoire cruciale sur le front des affectations pour 2026. Le Ministère a tenté un passage en force pour imposer le seul rang de classement au concours comme critère, au mépris de la transparence et de l’équité.

Grâce à notre mobilisation, nous avons obtenu :

  • La reconnaissance des CIMM : Le maintien des bonifications pour les lauréat·es ultra-marins.
  • La protection sociale : La prise en compte des charges de famille et du handicap (RQTH) reste garantie dans le barème.
  • L’affectation locale : Les lauréats du CAPEPS L3 seront affectés prioritairement dans leur académie d’inscription.

Nos revendications pour une EPS de qualité

Le SNEP-FSU Guadeloupe exige :

  • Un moratoire immédiat sur cette réforme dégradante.
  • Le maintien du concours au niveau Master 2.
  • Un pré-recrutement dès la Licence 1 (L1) avec une allocation d’autonomie.
  • Un plan de 1 500 recrutements par an.

Documents et liens utiles :

📥 Télécharger le communiqué de presse intégral (PDF)

✍️ Signer la pétition nationale « Aucun étudiant sans solution »

Le bureau du SNEP-FSU Guadeloupe reste vigilant et mobilisé. Nous ne laisserons pas l’avenir de nos étudiants devenir la victime d’un affichage politique sans moyens réels.

Communiqué de presse : Fin des 40% en cas d’arrêt maladie long : une injustice inacceptable

La FSU Guadeloupe souhaite alerter sur une décision lourde de conséquences : la minoration, voire la suppression, de la majoration de traitement (« prime de vie chère ou 40% ») pour les personnels de l’Éducation nationale en arrêt maladie.

Lors du CSA-A du 4 septembre, le Rectorat a annoncé :

  • la minoration des 40% de :
    • 10 % en CMO (congé de maladie ordinaire) de moins de 3 mois
    • 50 % en CMO de plus de 3 mois
    • 67 % en 1ʳᵉ année de CLM (congé de longue maladie)
    • 40 % en 2ᵉ et 3ᵉ année de CLM
  • la suppression totale des 40% en CLD (congé longue durée).

La FSU Guadeloupe rappelle que l’article 741-1 du Code général de la fonction publique est clair : c’est le traitement qui est majoré, pas une indemnité. Cette décision est donc contraire au droit et profondément injuste.

La FSU Guadeloupe souhaite rappeler que le défenseur des droits dans sa décision n° MLD 2012-35  a conclu que supprimer la prime de vie chère pour des raisons de santé était discriminatoire. 

La FSU Guadeloupe s’interroge sur les intentions sous tendant la rédaction du décret n°2024-641 du 27 juin 2024 sur lequel s’appuie ces changements de rémunération lors des congés de santé CLM et CLD. Ce décret est présenté à juste titre comme une véritable avancée sociale au niveau national. Cependant le décret :

  • n’est pas signé par le ministre des Outre-mer comme c’est pourtant l’usage lorsqu’un décret impacte ces territoires, 
  • maintient des indemnités qui concernent elles aussi la compensation de vie chère (indemnité de résidence) tout comme les 40% (“prime de vie chère”), 
  • est en opposition avec le préambule de l’Accord interministériel du 20 octobre 2023 relatif à l’amélioration des garanties en prévoyance qu’il décline pourtant. Notamment l’objectif visant à “renforcer le niveau et adapter les modalités de prise en charge des agents lorsqu’ils font face à une incapacité de travail pour raisons de santé”. 

La FSU Guadeloupe rappelle que les personnels malades subissent déjà la maladie ; les priver de la “prime de vie chère” (40%) alors que le coût de la vie en Guadeloupe reste exorbitant et qu’ils subissent des coûts supplémentaires liés à la maladie, est une attaque inédite contre un acquis social historique. 

La FSU Guadeloupe appelle toutes les organisations syndicales, politiques et citoyennes à s’organiser sans délai afin de garantir le respect de la loi et la défense des droits des agents publics de Guadeloupe.

 

20250923-CP-FSU-Guadeloupe-Fin-des-40-en-cas-darret-maladie-long-une-injustice-inacceptable

Stade de Petit Bourg : Un bon point pour les collectivités majeures mais …

Communiqué de presse FSU Guadeloupe :
Le choix du tri social plutôt que celui de l’émancipation de tous les élèves !

Le 23 décembre 2023

Depuis que le président Macron avait choisi comme ministre BLANQUER, chouchou de l’extrême droite, la FSU Guadeloupe savait qu’une vision passéiste allait gagner l’Education Nationale. La nomination de NDIAYE et de ATTAL, n’y ont rien changé. Ils ont dû à leur tour déployer des trésors de communication pour faire avaler des couleuvres aux enseignants.

La communication du ministre ATTAL en faveur d’une annulation des suppressions de postes n’est que le nouvel épisode de ce retour en arrière vers une école du tri social telle qu’elle se pratiquait il y a bientôt 50 ans avant les réformes Haby.

Sur les 1058 créations d’emplois au niveau national, en réalité ce sont 574 emplois nets créés dans le second degré.

La répartition des créations de postes se répartit ainsi :

  • 830 emplois pour les groupes de niveaux maths / français en 6e et 5e,
  • 150 emplois pour l’expérimentation des « prépa lycées » pour les élèves qui n’auront pas le DNB en 2024 (1 classe par département)

Il reste au final 78 ETP pour 31 académies pour améliorer les conditions de travail (- 7 831 élèves prévues à la rentrée).

Pour permettre les groupes de niveaux, le ministère utilise la 26ème heure de 6ème (techno en 2022/2023, soutien en 2023/2024) soit l’équivalent de 1 500 ETP. Les groupes de niveau en 6ème et 5ème nécessitent 2330 ETP.

Grâce aux alertes sociales du SNUipp-FSU, le nombre de postes supprimés dans le premier degré passe de 1709 à 650 pour la rentrée scolaire 2024.

Quant aux moyens soit disant consacrés aux outre mers, en Guadeloupe nous ne les voyons pas ! Cette année encore 109 postes seront supprimés pour le 1er et le second degré ! Alors même que pendant des mois la FSU Guadeloupe a interpellé la Rectrice sur les postes restaient vacants, montré combien l’académie manquait de moyens de remplacement, d’enseignants spécialisés, de psychologues et de CPE, d’AESH et d’AED… Ce ne sont pourtant pas les lauréats au concours (qui auraient pu occuper ces postes) qui manquent et se voient pourtant contraints d’aller enseigner à 8000 km.

Le traitement réservé à l’éducation au niveau national aura des répercussions encore plus fortes en Guadeloupe du fait des difficultés sociales décuplées. C’est inacceptable ! La FSU Guadeloupe défend une école de l’émancipation de tous les élèves non une école du tri social qui ne fera que reproduire les inégalités sociales dans de nouvelles filières s’appuyant sur les groupes de niveaux en Mathématiques et français.

La FSU Guadeloupe demande l’annulation pure et simple des suppressions de postes et la création des postes nécessaires au classement de l’ensemble de l’académie de Guadeloupe en Éducation prioritaire renforcée. Ce n’est qu’ainsi que pourra être envisagé de réellement prendre en charge la difficulté sociale de notre académie. D’ailleurs, il faut noter que les autres DROMs ayant fait le choix de l’éducation prioritaire ne perdent pas de postes.

Le communiqué : https://drive.google.com/file/d/1v1NuO5eqOeb-wB649yNABVmoaW466BUg/view?usp=drivesdk

Le SNEP-FSU était sur RCI suite à son communiqué : L’Education Physique et Sportive est une discipline fondamentale !

Le communiqué  : CP SNEP-FSU Guadeloupe : L’Education Physique et Sportive est une discipline fondamentale ! – SNEP-FSU Guadeloupe (snepfsu-guadeloupe.net) 

CP SNEP-FSU Guadeloupe : L’Education Physique et Sportive est une discipline fondamentale !

CP-SNEP-FSU-Guadeloupe-LEducation-Physique-et-Sportive-est-une-discipline-fondamentale-1

CP SNEP-FSU Guadeloupe (5/5):
Une semaine de l’EPS pour lier la parole aux actes concernant les sections sportives scolaires et la spécialité EPS

20201210-CP-SNEP-FSU-Guadeloupe-Une-semaine-de-lEPS-pour-lier-la-parole-aux-actes-concernant-les-sections-sportives-et-la-specialite-EPS-5

CP SNEP-FSU Guadeloupe :
Une semaine de l’EPS pour lier la parole aux actes
Invitation à une conférence de presse

20201209-CP-SNEP-FSU-Guadeloupe-Une-semaine-de-lEPS-pour-lier-la-parole-aux-actes-Invitation-a-une-conference-de-presse