FPMA EPS

 

La FPMA EPS s’est tenue ce lundi 18 juin 2018. Un message personnalisé du SNEP-FSU a été transmis aux 74 candidats. Juste après la FPMA chacun des candidats ayant obtenu une mutation a été personnellement contacté par téléphone par un des commissaires paritaires du SNEP-FSU. Vous trouverez ci-joint l’ensemble des barres du mouvement. (<= Cliquez ici)

C’est la conclusion de plusieurs semaines de travail des commissaires paritaires du SNEP-FSU sur cette opération. Ils ont corrigé absolument tout seul et parfois dans des tensions importantes avec l’administration toutes les étapes de cette opération :

  • 15% des barèmes (= 80) des 539 vœux effectués par les candidats.
  • 41% des résultats d’affectation des candidats (15 sur 37).

Par rapport au projet de l’administration, 4 collègues supplémentaires ont pu muter et 11 ont vu leurs résultats d’affectation améliorés.

Dans cette lourde tâche, les commissaires paritaires du SNEP-FSU n’ont pu compter que sur eux-même. Les autres commissaires paritaires ne s’occupant même pas de leurs propres collègues présents dans leurs établissements. Ils ont même avoué siéger lors de la FPMA sans avoir reçu de la part de l’administration les derniers documents … C’est malheureusement à l’image de toute la mandature qui vient de s’écouler et des précédentes. L’EPS ne les intéresse pas !

Par contre, au terme de cette opération et après plusieurs années de bras de fer (boycott, courrier, déclaration, audience, …) nous sommes heureux de vous annoncer que l’administration a enfin validé notre demande concernant les postes berceaux. Dorénavant les postes berceaux :

  • pour le concours externe, seront placés systématiquement sur des BMP,
  • pour les autres concours, seront placés sur des BMP s’ils peuvent être confirmés y compris avec des données syndicales recoupées par l’administration.

Pour rappel, les commissaires paritaires du SNEP-FSU avaient boycotté la précédente convocation de la FPMA obligeant faute de quorum l’administration à reporter la séance. Cette action avait pour but de contraindre l’administration à répondre à la proposition faite par le SNEP-FSU de déplacer un poste berceau sur un BMP pour libérer un poste vacant. Ce déplacement visait à améliorer le mouvement en augmentant l’offre de poste.
L’arbitrage rectoral demandé (Recteur, Secrétaire Général, DRRH) face au blocage du gestionnaire du mouvement a porté ses fruits et 2 nouveaux collègues ont pu muter grâce à cette chaine.

En FPMA, le SNEP-FSU a soutenu une autre chaine permettant de laisser vacant des postes à Saint Martin en attendant que la situation soit plus fiable. Cette proposition avait pour but de permettre que l’année prochaine d’éventuelles cartes scolaires pronocées sur Saint Martin puissent bénéficier de ces postes pour rester sur l’ïle. Cette chaine permettait aussi aux collègues mutés en extension sur Saint Martin (c’est à dire sans l’avoir demandé) d’être placé sur les ZR Grandes Terre et Basse Terre. Enfin, la ressource en remplaçants était suffisante sur Saint Martin pour envisager la vacance de postes sans léser les élèves. Malheureusement, l’administration n’avait pas encore réfléchi à cela !!!

Nous tenons à remercier tous les commissaires paritaires et souhaitons également attirer à cette occasion votre attention sur la volonté de notre gouvernement actuel de mettre fin au paritarisme. Au regard du nombre de corrections qui sont faites quelques que soient les opérations, nous vous laissons imaginer la fiabilité et l’équité qui en résultera. Et surtout le retour du clientélisme !!!

Le SNEP-FSU se mobilisera pour barrer la route à ce type de contre réforme !! Nous espérons vous compter nombreux à nos côtés.

Boycott FPMA EPS

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU ont siégé mercredi 6 juin au GT Chaines. Ils ont proposé 10 améliorations sur les 32 mutations effectives de collègues soit 31% de mutations améliorées. L’administration a tout accepté.


Ils ont également proposé une chaine supplémentaire s’appuyant sur le transfert dans le même établissement d’un poste berceau placé sur un poste possiblement vacant vers un BMP de 27 h.

 

Cela génère l’amélioration importante de 3 collègues qui obtiendraient :
  • pour 1, un poste en Guadeloupe continentale au lieu d’une dépendance
  • pour 1, une dépendance plus proche et moins sinistrée en terme de logements et d’équipements sportifs que celle qu’il obtenait
  • pour 1, une mutation après de nombreuses années en Éducation prioritaire
De plus, cela génère un poste vacant dans une zone de l’académie où il ne manquera surement pas l’année prochaine d’avoir des cartes scolaires. Des collègues pourraient ainsi être repositionnés sur ce poste proche du leur et non à l’autre bout de l’académie.
Aucun problème ne se pose pour la vacance du poste puisqu’un non titulaire est actuellement déjà sur ce poste et sera disponible l’année prochaine.

 

Ayant :
  • bien conscience qu’aucune prise de décision ne se fera au niveau de la DPES,
  • reçu la consigne du Secrétaire Général dans un courrier précédent que ce dossier serait suivi par le DRRH,

Le SNEP-FSU a écrit dés le lendemain (jeudi 7 juin matin) au DRRH qui est le conseiller du recteur en ce qui concerne la gestion des personnels et les mesures de ressources humaines. Le Secrétaire Général et le Recteur ont reçu également ce courrier en copie ainsi que les chefs de service de la DPES, de la DOS, l’inspection EPS et la DAASEN.

Nous n’avons reçu à cette heure aucune réponse. Nos élus ne siégeront donc pas aujourd’hui (lundi 11 juin) en FPMA pour protester contre cette non réponse qui portera préjudice à 3 de nos collègues.
 

Le SNEP-FSU Guadeloupe a écris à nouveau au recteur pour lui demander de profiter du délai de reconduction de la FPMA de 8 jours pour nous apporter une réponse argumentée non sur le plan technique mais sur celui des ressources humaines. Nous lui avons pour ce faire apporté un contre argumentaire sur le plan technique qui pourrait lui permettre d’envisager sans souci les aspects humains.

 

Nous vous tiendrons informés et nous demandons aux collègues en instance de mutations de bien vouloir patienter encore un peu.

 

Indignez-vous ! lançait Stéphane Hessel dans son manifeste de 2010.

 

Bien sur que je suis indignée1, comme beaucoup d’entre nous. Beaucoup de choses m’indignent en tant que professeur d’EPS, citoyenne de la Guadeloupe :

  • nos élèves ne savent toujours pas nager, et les piscines ferment les unes après les autres.
  • l’éventail des pratiques sportives et artistiques est limité par le manque d’installations sportives et leur mauvais entretien.
  • l’échouage massif des sargasses sur nos côtes empoisonne le quotidien des élèves et de toutes les catégories de personnels de St François à Trois Rivières, en passant par Marie-Galante.
  • nos collègues de Saint Martin “bricolent” leurs cours avec ce qu’il reste, le temps que la collectivité se reconstruise.

Je pourrais continuer cette liste, parler des HSA en augmentation constante qui nuisent à notre efficacité, des effectifs d’élèves par classe qui rendent difficiles la différenciation pédagogique et la mise en place d’une école bienveillante, des coûts des transports qui freinent nos déplacements UNSS…mais la rubrique Actualité du site du SNEP Guadeloupe regorge de ces motifs d’indignation.

S’indigner, c’est prendre ses responsabilités. Mais cela ne suffit pas ! Passons à la vitesse supérieure!

Vous connaissez certainement la légende du colibri2, légende amérindienne rapportée par Pierre Rabhi . Malgré l’immensité du défi qui se présente à lui – éteindre le feu qui embrase la forêt – le petit colibri “fait sa part”: il multiplie les vas et viens pour projeter quelques gouttes d’eau sur le brasier.

Chacun peut faire sa part, à son niveau, avec ses petits moyens.
Chacun peut s’engager.

Le SNEP est présent à vos côtés pour vous aider à défendre vos convictions et à passer aux actions.

Contactez-nous pour nous exposer vos motifs d’indignation, vos questions.
Rejoignez-nous pour faire entendre plus fort nos revendications, vous engager à nos côtés dans nos actions.
Se syndiquer3, c’est déjà s’engager !

Chloé Bluteau

Bilan de l’audience avec la directrice de cabinet du recteur (Collège Weinum et Soualiga de Saint Martin, Sargasses)

 
Le SNEP, le SNES et la FSU ont été reçus ce jour (17 mai 2018) par la directrice de cabinet du Recteur.
Sur la situation à Saint-Martin, la FSU a réitéré ses demandes d’une amélioration notable des conditions d’exercice des personnels, en particulier ceux du collège Soualiga. La FSU a demandé à ce que les seuils par division préconisés en éducation prioritaire (28 élèves par division) soient respectés, ce qui implique pour la rentrée scolaire prochaine une augmentation du nombre de salles disponibles.
La directrice de cabinet a expliqué que la réflexion portait actuellement sur un regroupement provisoire du collège Weinum et du collège Soualiga dans l’objectif d’améliorer les conditions d’enseignement, avec une information aux personnels. Concrètement, cela signifierait que les enseignants du collège Weinum seraient temporairement affectés au collège Soualiga.
Nous avons affirmé à la FSU que nous ne nous y opposions pas dans la mesure où il y avait une réelle amélioration des conditions d’enseignement et que les collègues avaient un document administratif justifiant ce transfert. Par ailleurs, la FSU a demandé à ce que les personnels du collège Weinum transférés bénéficient des avantages liés à l’éducation prioritaire dont bénéficie le collège Soualiga.
La FSU a également demandé que soient clairement stipulées à la communauté éducative, sur le PV du prochain conseil d’administration du collège Soualiga, les installations sportives sur lesquels les enseignants pourront enseigner au regard des rapports de la commission de sécurité académique et des conventions tripartites signées entre le collège Soualiga, la COM et le propriétaire de chaque installation.
Enfin, concernant Saint martin et la construction du nouvel établissement, la FSU a indiqué son opposition à la construction d’un établissement de type 900 qui générera inévitablement comme tous les gros établissements des problèmes de violences scolaires. Elle préconise deux établissements de type 500 qui pourraient permettre de revoir la carte scolaire pour favoriser l’attractivité de tous les établissements de l’île.
 
La FSU a par ailleurs évoqué le cas des sargasses auprès de la directrice de cabinet. Le rectorat a affirmé être très sensible au problème et envisage plusieurs scénarios si les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités pour enlever les sargasses. Pour les examens, la délocalisation des épreuves est envisagée, de même que les fermetures temporaires si la situation s’aggrave. La FSU a réitéré sa demande concernant une véritable prise de responsabilité du rectorat et par conséquent d’une application stricte du principe de précaution pour ne pas devoir faire face à un accident.