Communiqué de presse : Une piscine pour le Sud Basse Terre

Depuis que le cyclone Maria s’est abattu sur le sud Basse Terre, la piscine de rivières des pères est fermée.

Tous les élèves (primaire et secondaire) de Basse Terre, Gourbeyre, Saint Claude, Vieux fort sont privés de cours de « savoir nager » et natation.

Le SNEP-FSU a décidé fin decembre 2018 de fédérer les équipes et de transmettre de manière synchrone les courriers de chacune d’elles (clg Nainsouta, Clg Pita, lycee Gerville Reache, LP Ducharmoy, LP Rivières des pères) aux différents élus en charge de ce dossier.

Quelques semaines plus tard, le maire de Basse Terre mais également le président de Région ont répondu à leurs courriers par voie de presse :

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=508882986182147&id=451125605291219

C’est encourageant mais demande encore des garanties quand à la tenue des délais, l’ergonomie des lieux, la gestion publique de la piscine.

Le SNEP-FSU souhaite être consulté en présence des collègues de tous les établissements du second degré concernés par cette piscine. Ceci afin de ne pas reproduire les erreurs du passé en terme d’organisation et de gestion de l’ancienne structure :

  • Sol extrêmement glissant,
  • vestiaires obsolètes,
  • Casiers à l’entrée pour les chaussures,
  • manque de matériel et de stockage suffisants pour accueillir les scolaires : Mannequins, tapis flottants, …,
  • zones abritées de la pluie et du soleil,
  • lignes d’eau,
  • Gestion privée et non publique,
  • Tarifs élevés pour les scolaires,

Contact : Emmanuel Roublot – Secrétaire académique SNEP-FSU Guadeloupe – 06 90 980 988 – s3-guadeloupe@snepfsu.net

Communiqué de presse SNEP-FSU : Avec un golf de montagne, la Guadeloupe ne se construit-elle pas un nouveau handicap insurmontable ?

thumbnail of 20180510, CP SNEP FSU, Avec un Golf de montagne, la Guadeloupe ne se construit-elle pas un nouveau handicap insurmontable

Communiqué de Presse FSU
Tous dans la rue le 1er mai ! Tous en grève le 3 mai !

 

 

 

 

 

 

 

Services publics, Eau, Hôpital : tous ensemble pour la Guadeloupe !

  • Dans les établissements scolaires, 800 postes d’enseignants supprimés depuis 10 ans !
  • Des suppressions massives de postes sont décidées unilatéralement par le rectorat sans leur obligatoire présentation à la commission technique académique (Saint Louis,  Capesterre de Marie Galante).
  • Réforme du lycée et la loi ORE à l’université destinées à diminuer encore le nombre d’enseignements dû aux élèves.
  • Manque de postes d’enseignants dans les universités !
  • 60 % des jeunes de moins de 25 ans sont sans travail !
  • Plus de 1,000 élèves sortent du système scolaire tous les ans sans aucun diplôme
  • Les Psychologues de l’Éducation Nationale sont menacées !
  • A la PJJ, la situation ne cesse de se dégrader. La prise en charge des jeunes les plus précarisés, les moins qualifiés et les plus vulnérables est au rabais. Les personnels sont maltraités et méprisés
  • Suite à l’incendie de l’Hôpital, les urgences sont en péril, les médicaments manquent, les travailleurs travaillent dans des conditions impossibles !
  • L’eau circule dans des canalisations obsolètes (60 % de déperdition) et l’eau au robinet est dangereuse pour la santé !

C’est pourquoi la FSU propose :

  • Le classement de toute l’académie en Éducation prioritaire pour permettre de donner une formation à tous les jeunes.
  • L’arrêt immédiat des suppressions de postes et la création immédiate de 500 postes d’enseignants pour les écoles, les collèges et les lycées grâce notamment à :
    • l’ouverture des listes complémentaires dans le premier degré,
    • l’affectation des néo titulaires du second degré dans l’académie,
    • un plan de résorption pour l’ensemble des contractuels enseignants et administratifs
  • Un plan d’urgence pour Saint-Martin pour les infrastructures et le bâti scolaire !
  • La rénovation et la création à proximité des établissements scolaires d’infrastructures sportives ergonomiques, mutualisables et polyvalentes.
  • La création d’infrastructures et de postes d’enseignants pour l’Université.
  • Le maintien d’un service public d’orientation gratuit pour tous.
  • Un plan d’urgence pour l’hôpital à court terme et des moyens pour reconstruire un nouvel hôpital à moyen terme.
  • Un investissement massif pour rénover les canalisations et se donner les moyens d’avoir de l’eau potable au robinet.
  • Le respect, l’application de la charte des temps territoriale acté au CTPR du 28 mai 2002
  • Des moyens humains pour la PJJ (Professeurs Techniques, éducateurs, psychologues, Assistantes Sociales)
  • Une politique éducative qui laisse réellement la place aux jeunes en grande difficulté et non scolarisés
  • Une offre diversifiée d’hébergement pour tous les jeunes (mineurs et jeunes majeurs)

Rendez-vous le 1er Mai 8h30 devant le CHU
Rendez-vous le 3 Mai 10h30 devant la Mutualité

 

 

Communiqué de presse :
Résilience : Quand les enseignants sont considérés comme des matériaux !

 

Le 27/04/2018

Communiqué de presse FSU
Résilience : quand les enseignants sont considérés
comme des matériaux !

 

La FSU Guadeloupe se questionne sur la thématique choisie lors de la 3ème journée de prévention des risques professionnels organisée le mercredi 5 mai au rectorat et le mercredi 16 mai à Saint Martin : « La résilience : une capacité, une culture en nous» ? ».

Voilà la définition qu’en fait le rectorat dans le message envoyé aux enseignants :

“A propos de la résilience… La résilience se définit comme « la capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir, en présence d’événements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères. » (D’après un document publié en 2000 par la Fondation pour l’enfance (Paris). “

Cependant, ce mot est issu surtout du champ lexical de la physique et plus particulièrement celui de la mécanique des matériaux, discipline très proches des compétences de notre recteur car lui même diplômé de mécanique des fluides. Il désigne la capacité des matériaux à résister aux chocs. Cela tombe bien car l’objectif du rectorat à travers cette conférence est de “mettre l’accent, sur la résilience d’une communauté humaine de travail c’est-à-dire sa capacité à absorber une perturbation (conflits pertes économiques, accidents, violences externes au travail…), à s’adapter et à se remettre à fonctionner efficacement.”

C’est pour la FSU un glissement sémantique suspect qui cache à la fois l’incapacité des responsables nationaux, académiques et territoriaux à recréer un environnement de travail normal à Saint Martin et en Guadeloupe mais aussi à faire porter la responsabilité sur les fonctionnaires. Comme nous avions déjà pu déjà l’évoquer, fonctionnaire ne veut pas dire militaire … Le profil de recrutement n’est absolument pas le même et c’est surement très bien pour les élèves.

La FSU Guadeloupe rappelle donc que l’ensemble des dommages matériels et psychologiques subis par les établissements scolaires et leurs personnels sont de la responsabilité pleine et entière de l’administration rectorale et de la collectivité territoriale de rattachement. Pour la FSU, aucune pirouette sémantique, aucune novlangue ne saurait tenter de faire porter la responsabilité sur les personnels en les sommant de mettre en oeuvre une culture de résilience quelconque. Ces techniques managériales importées du “Lean management” ont déjà été éprouvées pour le pire dans d’autres administrations (Hôpital, Orange, ..).

Pour la FSU Guadeloupe, les mots ont un sens. Un suivi psychologique pour nos collègues les plus affectés, une aide sociale pour les plus démunis et une remise en état de leur outil de travail devrait amplement suffire à nourrir la communication rectorale …