Un nouvel arrêté pour l’EPS au DNB

 

Face au recul de la place de l’EPS constaté dans les collèges, LP et lycées concernant les évaluations et horaires d’enseignement, le SNEP-FSU réagit. Il invite la profession à reprendre en main son métier et par conséquent un de ses aspects : l’évaluation du cursus des élèves en EPS.

Il publie pour cela un nouvel arrêté créant un Diplôme National du Brevet alternatif et demande au ministre Blanquer de le publier à son tour : Arrêté du 17/01/2019 – DNB alternatif EPS

Le SNEP-FSU invite les enseignants d’EPS à s’en emparer et à s’appuyer dessus pour mettre en œuvre leur projet d’EPS pour l’année 2019-2020.

Une évaluation spécifique de l’EPS

Le DNB étant le dernier examen commun pour tous les élèves, il est indispensable qu’une évaluation spécifique du cursus d’EPS puisse y être présente. Cette visibilité doit permettre de redonner son importance à notre discipline et fournir un point d’appui aux équipes afin d’offrir aux élèves un cursus commun quelque soit leurs origines sociales, réussites scolaires, territoires, … L’enjeu est grand pour les élèves en terme de santé, d’accès à la culture des APSA, développement moteur et de gestion de leur activité physique tout au long de leur vie.
Le décret propose donc une évaluation spécifique de l’EPS au DNB sur 100 pts obtenus par la somme des évaluations de 5 APSA.

Un équilibre entre les APSA mais aussi entre découverte et approfondissement

5 APSA seront évaluées sous forme de Contrôle en Cours de Formation (CCF) pendant le cycle 4 avec un minimum de 40 h de pratique.
Parmi elles :

  • 3  APSA seront nécessairement évaluée en 4ème et 3ème,
  • une activité artistique,
  • une activité d’approfondissement (60 h de pratique).

Une épreuve issue d’un processus co-constructif entre les enseignants visant à permettre à la profession de se réapproprier son métier

Dans le principe des programmes alternatifs, ce DNB alternatif est le fruit d’échange au sein de la profession pour lequel le SNEP-FSU assume son rôle d’animateur du débat. Des retours critiques peuvent être fait via chaque secrétariat académique et seront systématiquement transmis aux secrétaires nationaux en charge de ce dossier. Des amendements interviendront alors et de nouvelles versions pourront voir le jour une fois les premiers bilans de mis en œuvre effectués.

Ce décret doit être mis en œuvre le plus largement possible par les équipes car il doit permettre à la profession de se réapproprier son métier et par conséquent de mettre en œuvre ce qu’elle conçoit comme répondant le mieux aux besoins des élèves.

Le SNEP-FSU invite, par conséquent, les équipes à mettre à jour leurs projet d’EPS pour dores et déjà, dès la rentrée prochaine, préparer leurs élèves à cette épreuve du DNB alternatif d’EPS.

Communiqué de presse : Une piscine pour le Sud Basse Terre

Depuis que le cyclone Maria s’est abattu sur le sud Basse Terre, la piscine de rivières des pères est fermée.

Tous les élèves (primaire et secondaire) de Basse Terre, Gourbeyre, Saint Claude, Vieux fort sont privés de cours de « savoir nager » et natation.

Le SNEP-FSU a décidé fin decembre 2018 de fédérer les équipes et de transmettre de manière synchrone les courriers de chacune d’elles (clg Nainsouta, Clg Pita, lycee Gerville Reache, LP Ducharmoy, LP Rivières des pères) aux différents élus en charge de ce dossier.

Quelques semaines plus tard, le maire de Basse Terre mais également le président de Région ont répondu à leurs courriers par voie de presse :

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=508882986182147&id=451125605291219

C’est encourageant mais demande encore des garanties quand à la tenue des délais, l’ergonomie des lieux, la gestion publique de la piscine.

Le SNEP-FSU souhaite être consulté en présence des collègues de tous les établissements du second degré concernés par cette piscine. Ceci afin de ne pas reproduire les erreurs du passé en terme d’organisation et de gestion de l’ancienne structure :

  • Sol extrêmement glissant,
  • vestiaires obsolètes,
  • Casiers à l’entrée pour les chaussures,
  • manque de matériel et de stockage suffisants pour accueillir les scolaires : Mannequins, tapis flottants, …,
  • zones abritées de la pluie et du soleil,
  • lignes d’eau,
  • Gestion privée et non publique,
  • Tarifs élevés pour les scolaires,

Contact : Emmanuel Roublot – Secrétaire académique SNEP-FSU Guadeloupe – 06 90 980 988 – s3-guadeloupe@snepfsu.net

GT « Voeux et Barèmes Inter 2019 »

Une installation plus que chaotique

Jeudi 24 janvier s’est réuni le GT barèmes et voeux consultatif en vue de la phase inter académique du mouvement des enseignants d’EPS.

Ce groupe de travail est une émanation de la Formation Paritaire Mixte Académique (FPMA), elle-même émanation des deux CAPA agrégés et PEPS qui par conséquent doivent être au préalable installées. La gestion de deux corps distincts (agrégés et PEPS) dans un même mouvement impose cette architecture particulière bien connue des services. Sauf qu’il a fallu multiplier les échanges et les courriers pour que le GT voeux et barèmes puissent se tenir conformément à la procédure. Cela nous garanti ainsi de tous recours contre la légitimité même de ces instances paritaires. La désignation des membres de la FPMA a ainsi pu se faire également selon la volonté des commissaires paritaires du SNEP-FSU et non celle de l’administration que cela nous était imposé.

Un travail des commissaires paritaires préalable au GT déterminant

23 candidatures ont du être traitées lors de ce GT pour un total de… voeux.

C’est un travail considérable puisque pour chaque voeux il faut comparer le barème retenu pour … critères avec ceux que nous connaissons du candidat à travers les éléments qu’il a bien voulu nous transmettre en complétant la fiche syndicale spécifique au mouvement inter.

Il n’est pas possible de vérifier tout cela en Groupe de travail car l’administration egrenne les candidatures et leurs voeux au rythme d’une simple lecture sans laisser le moindre temps de reflection. Par conséquent, les commissaires paritaires s’étaient réunis le lundi 21 de 17h à 21h pour préparer leurs corrections.

Un contrôle essentiel pour un mouvement équitable et transparent

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU ont proposé des corrections pour pas moins de … voeux pour … candidats. Gage de la qualité du travail fourni, l’administration les a toutes acceptées. Ils pouvaient s’agir aussi bien d’erreurs sur l’ancienneté de postes que sur le nombre d’enfants, les bonifications d’éducation prioritaire ou familiales, de sorties de zones spécifiques (St Martin, …), le plafonnement nouveau des bonifications pour voeu préférentiel, …

L’administration a, par contre, contesté 2 barèmes pour lesquels nous n’avions pas vu à redire. Nous avons aussitôt justifié notre désaccord en séance mais sans réussir à convaincre.

Un retour à chaque candidat et à la profession

La mission des commissaires ne peut s’arrêter avec la fin du groupe de travail. En effet, afin de garantir la transparence de chaque opération, les cp du SNEP-FSU contactent à la fois chaque candidat pour leur transmettre leurs barèmes pour chacun de leurs voeux mais aussi informe la profession de la tenue de l’opération. Cette étape permet à la fois à chaque candidat de contester à nouveau son barème s’il a été modifié lors du GT mais aussi aux collègues dont les candidatures n’auraient pas été traitées de nous en alerter.

Cette année, à la suite de la communication post GT par les commissaires paritaires du SNEP-FSU, 2 candidats ont pu ainsi contesté leurs barèmes modifiés unilatéralement par l’administration. Sous les conseils du SNEP-FSU, ils ont fournis de nouveaux éléments à l’administration qui, par conséquent, est revenu sur les corrections erronées qu’elle avait effectuées.

La prochaine étape se déroulera maintenant au niveau national entre le 18 février et le 1er mars.
L’administration gênera le projet de mouvement sur la base des barèmes arrêtés par chaque académie. Les commissaires paritaires du SNEP-FSU controleront ce projet et effectueront leurs corrections du mouvement.

Les commissaires paritaires
du SNEP-FSU Guadeloupe

Stage Sécurité des élèves / Responsabilité des enseignants

 

 

Déficit Budget des AS

 

Suite à l’augmentation du forfait de licence de 10%, mais pas seulement, certaines AS se retrrouvent en difficultés financières. Nous vous rappelons qu’en tant que membres directeurs et / ou trésoriers, au même titre que le chef d’établissement président de l’AS, vous êtes responsables de l’équilibre du budget d’abord mais surtout du compte financier.

Pour rétablir le compte, une subvention de l’établissement est possible. Des actions sont également envisageables (vente de gateaux, tombola, …) mais demandent du temps qui n’est pas toujours encore disponible. Le dernier recours est l’augmentation du forfait AS mais qui est à double tranchant car elle peut faire baisser l’effectif en décourageant les plus modestes. Le compte peut donc ne pas être amélioré forcément par cette dernière solution.
En dernier recours, si une AS ne peut boucler son budget, c’est le Service Régional qui devra compenser. Si vous pressentez que cela peut être le cas, un courrier vous est proposé pour l’en avertir.

Éducation prioritaire : Rapport de la cour des comptes 2018

 

En janvier et février 2017, de nombreux établissements avaient mené une grève importante en Guadeloupe avec l’aide de la seule FSU et de ses deux syndicats du 2nd degré : le SNEP-FSU et le SNES-FSU. Le phénomène déclencheur était la hausse irresponsable des heures supplémentaires (3 à 4 h sup par prof).

A cette occasion, tous les acteurs de l’éducation avait pu découvrir à quel point notre académie était abandonnée en terme de moyens pour l’Éducation prioritaire. La FSU, depuis, ne cesse de marteler que par rapport à la Seine Saint Denis, notre académie a des indicateurs socio économiques 2 à 3 fois plus mauvais mais pour 3 fois moins d’élèves en Éducation prioritaire.
Face à la mobilisation, la préfecture avait même été poussée de nous recevoir.
 Aujourd’hui, la rue de Grenelle est obligée d’intégrer plus fortement les Outre Mers dans l’Éducation Prioritaire alors même que le budget est de plus en plus contraint (augmentation des effectifs, stagnation des moyens, ..).
Alors la publication d’un rapport de la cours des comptes qui donne des pistes de réforme de l’Éducation Prioritaire a une nouvelle fois permis au ministre Blanquer d’instrumentaliser certains médias. La FSU Guadeloupe à l’unisson de sa centrale nationale a immédiatement rappelé les faits. Si il n’y avait d’Éducation Prioritaire, les inégalités seraient 40% plus élevées. Les problèmes sont prioritairement à rechercher dans l’inefficacité de la synergie entre état et collectivité territoriale autour des établissements. La stigmatisation par le label Éducation Prioritaire est une farce …



Edito Novembre 2018 : Grève unitaire du 12 novembre, Elections professionnelles, Stage sécurité Colloque : « EPS et école de demain », Rallye et AG SNEP, Education prioritaire, Budget AS

 

La saison 1 du ministère Blanquer a été ponctuée de contre réformes, concernant l’EPS et le sport scolaire. Le SNEP-FSU s’y est opposé mais dans un rapport de force déséquilibré du fait des faibles mobilisations et des méthodes déloyales d’un gouvernement manipulateur, dissimulateur et de mauvaise foi.

Une EPS considérée comme une variable d’ajustement et une discipline de 2nd rang ?
Dans un contexte d’autérité budgétaire qu’il choisit d’accentuer, ce gouvernement a semble-t-il trouvé bon d’utiliser l‘EPS comme variable d’ajustement horaire de ses réformes (perte d’1/2 h en LP et 3h d’Enseignement de Spécialité en LGT) et n’a pas hésité à la reléguer à une discipline de 2nd rang car plus enseignée et évaluée à tous les niveaux et examens dans les mêmes conditions que les autres disciplines (Absence d’épreuves ponctuelles au DNB et d’enseignement de spécialité en Lycée).
De la même manière, Blanquer par la voix de l’ancien directeur de l’UNSS Pétrynka n’a eu aucun scrupule (par un vote à bulletin secret refusé) à ce que le sport scolaire et le budget des AS servent de variable d’ajustement par une augmentation du forfait AS plutôt que de la subvention de l’état …
Enfin, alors que notre discipline est toujours attractive, le nombre de poste au CAPEPS a été réduit de 170. Cela ne présage rien de bon en terme d’heures supplémentaires et de recours aux contractuels pour les prochaines années. Ces deux mesures sont justement dans les tuyaux car présentent dans le rapport sur la fonction public CAP 2022. Les CAPA et le CHSCT sont aussi dans la ligne de mire du gouvernement qui souhaite par tous les moyens diminuer la représentativité des syndicats et autres contre pouvoirs.
Le SNEP-FSU déjà dans la bataille.
Une première riposte médiatique a eu lieu en fin d’année dernière au trocadéro et une seconde concernant l’augmentation du forfait AS au début de cette année. Toutes deux ont visé à montrer que le SNEP-FSU est d’abord un syndicat qui agit et sait construire un rapport de force aussi bien médiatiquement que dans les instances. Des 1er signes d’infléchissement ont été donnés à nos secrétaires nationaux concernant une politique moins « tape à l’oeil » de l’UNSS. Nous avons cependant besoin de construire un rapport de force plus important pour renverser la vapeur sur l’EPS.
Une riposte à organiser en 2 temps : Manifestation du 12 novembre et élections professionnelles.
Prochainement 2 nouveaux tests vont se présenter à nous : la manifestation unitaire du 12 novembre et les élections professionnelles de fin novembre.
Il est clair qu’une faible mobilisation et une division de la profession aujourd’hui majoritairement réunie au SNEP et à la FSU préterait le flanc à une dissolution de notre statut qui consiste vraisemblablement en la prochaine étape de ce gouvernement. Au contraire, une réaffirmation de notre unité derrière notre syndicat historique le SNEP-FSU et sa fédération la FSU majoritaire dans l’Éducation Nationale pourrait nous permettre de stopper ce gouvernement déjà fragilisé par un été et une rentrée compliquée.

 

Le 12 novembre à 8h30, je fais un front contre Macron devant le rectorat  !

 

Et du 29 novembre au 6 décembre, je vote pour que le SNEP-FSU et la FSU agissent et pèsent dans les instances plus que jamais !