Alors que les nouvelles municipalités s’installent, le SNEP-FSU Guadeloupe lance un signal d’alarme : en Guadeloupe, savoir nager n’est pas un luxe, c’est un droit vital et une question de sécurité publique.
Le constat est sans appel :
– 50 % des élèves entrant en 6ème ne savent pas nager.
– 0,4 bassin pour 10 000 habitants (contre 1 dans l’Hexagone).
– Des fermetures techniques à répétition (Basse-Terre) et des difficultés d’accès aux nouvelles structures (Les Abymes).
On ne peut plus accepter que l’apprentissage de la natation dépende du code postal de l’élève !
Nos revendications pour un Plan d’Équité Réelle :
✅ Un bassin d’apprentissage par commune pour garantir la proximité.
✅ Un plan de maintenance d’urgence pour nos infrastructures existantes.
✅ Un second cycle de natation obligatoire au collège pour les non-nageurs.
L’égalité réelle n’est pas une option, c’est un droit constitutionnel pour la jeunesse de Guadeloupe.
Retrouvez l’intégralité de notre communiqué de presse ici : https://bit.ly/4cTp7iz
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Communiqué de presse : Le rectorat de Guadeloupe aurait-il du mal avec les évaluations et recommandations officielles ?
L’inspection générale (IG) a étrillé le dispositif choc des savoirs lors d’un rapport publié le 17 juin 20251. Il y parle de “dérive des continents” pour mieux illustrer l’élitisme occasionné par ce dispositif qui creuse les écarts entre les élèves alors qu’il avait pour but de les réduire. Il s’agit pourtant d’un corps d’inspecteurs chargés d’évaluer les politiques éducatives peu habitué à faire dans le sensationnel et le revendicatif.
L’alarme aurait donc dû être suffisamment retentissante pour que le rectorat de Guadeloupe, confronté à une énorme difficulté scolaire (maltraitée par le choc des savoirs) abandonne ce dispositif. En effet, celui-ci avait également la très mauvaise conséquence parmi de nombreuses autres, comme le révélait aussi l’IG, de compliquer les emplois du temps dans les établissements scolaires au point de placer les séances d’EPS encore davantage sur les heures chaudes de la journée. Le comble sous un climat tropical ! Pourtant des recommandations existent de la part de santé publique France et sont même consignées dans un article publié sur son site le 15 avril 20252 :
- éviter les exercices à l’extérieur en les remplaçant par des séances en salles
- programmer les séances d’entraînement aux heures les plus fraîches de la journée, tôt le matin
- permettre un accès facile et illimité aux points d’eau et d’ombre
- favoriser les stratégies d’hydratation individuelles.
Ces évaluations et recommandations officielles ne s’appliquent-elles pas en Guadeloupe ? Ne sont-elles qu’à destination des élèves de l’hexagone ? Les enseignants d’EPS et leurs supérieurs hiérarchiques de Guadeloupe ne suivant pas ces recommandations sont-ils couverts en cas d’accident suite à des hyperthermies malignes ou autres complications dues à la chaleur (Insolation, forte déshydratation, malaise, nausée, vertige, arrêts cardiaques, etc…) ?
Si nous posons ces questions c’est que nous apprenons lors de cette rentrée 2025 que les lettres de mission du rectorat de Guadeloupe à destination des chefs d’établissements demandent à ce que le dispositif du choc des savoirs pourtant élitiste et néfaste pour la réussite et la santé des élèves guadeloupéens soit non seulement maintenu en classe de 6eme et 5eme mais s’étende en 4eme et 3eme.
En EPS, la conséquence sera encore plus de séance en pleine chaleur néfastes à la santé et au plaisir de pratiquer des élèves. Rappelons le,
- l’’EPS est le seul lieu où 100% de chaque classe d’âge pratique de l’activité physique.
- chaque établissement doit disposer de ⅔ d’installations couvertes3 qu’elles soient intra muros ou à proximité. Ce n’est quasiment jamais le cas en Guadeloupe.4
- les températures sur les installations extérieures et notamment les plateaux sportifs atteignent chaque jour plus de 40°c sur la plage horaire 11h-15h
- Le rayonnement UV est extrême sur les installations extérieures et notamment sur les plateaux sportifs et occasionne des dommages irréversibles à la peau.
Le SNEP-FSU Guadeloupe revendique qu’un principe de base soit appliqué :
Aux heures chaudes, un seul enseignant et une seule classe par installation couverte disponible et disposant de points d’eau suffisants.
Cela permettra, quelque soit l’activité programmée, en accord avec le projet EPS de l’établissement et les programmes nationaux, d’aménager la pratique (échauffement, retour au calme, exercices et activités ne requérant pas d’espace spécifique, …) sous un espace couvert.
Par ailleurs, à l’heure où le recteur a reconnu en CSA le 4 septembre 2025 que la chaleur dans les salles de classe posait un véritable problème de réussite scolaire et que par conséquent un plan de climatisation des salles de classes devaient voir le jour, la couverture des plateaux sportifs intra muros incluant la pose des panneaux solaires pourrait faire d’une pierre deux coups ! Rafraichir les espaces sportifs tout en réduisant la facture de la climatisation des salles de classe. N’est ce pas d’ailleurs le modèle énergétique choisi par le rectorat de Guadeloupe avec l’investissement dans des ombrières solaires sur son parking ?
Contact : Emmanuel ROUBLOT, Secrétaire académique, 0690 980 988
20250914-CP-SNEP-FSU-Guadeloupe-Le-rectorat-de-Guadeloupe-aurait-il-du-mal-avec-les-evaluations-et-recommandations-officielles-1-2
- https://www.cafepedagogique.net/2025/06/17/le-rapport-qui-accable-les-groupes-de-niveaux-de-gabriel-attal/ ↩︎
- https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/climat/fortes-chaleurs-canicule/documents/article/chaleur-et-performance-sportive-quels-moyens-pour-limiter-les-risques-encourus ↩︎
- https://www.snepfsu-guadeloupe.net/2015/11/05/rapport-snep-guadeloupe-etat-des-lieux-des-installations-sportives-scolaires/ ↩︎
- https://www.snepfsu-guadeloupe.net/2015/11/05/rapport-snep-guadeloupe-etat-des-lieux-des-installations-sportives-scolaires/ ↩︎
CP SNEP-FSU Guadeloupe (4/5) :
Une semaine de l’EPS pour lier la parole aux actes concernant l’UNSS et le sport scolaire
CP SNEP-FSU Guadeloupe : Faute de volonté du Ministre, le recteur va-t-il s’engager pour l’EPS ?
Sortie de confinement : l’EPS doit rester distante !
Mutation intra : L’autoritarisme plutôt que le paritarisme !
Le SNEP-FSU Guadeloupe conteste actuellement la circulaire de mutation intra sur plusieurs points. Il a écrit au recteur et à ses services pour tenter d’obtenir des modifications. Plutôt que d’engager un dialogue, le rectorat a unilatéralement décidé de re publier à l’identique pour la 3ème fois la circulaire sans même une réponse. Rien ne l’obligeait pourtant à le faire vite. Les autres académies sont en train de repousser l’ouverture de leur serveur pour les mutations au 31 mars.
L’autoritarisme semble petit à petit remplacer le paritarisme !
Pour rappel, le SNEP-FSU avait obtenu la semaine dernière le retrait de la circulaire intra car comme le CTA Ligne Directrice de Gestion ne s’était pas tenu, la circulaire ne pouvait être publiée. Ce n’est, par conséquent, que grâce à cette erreur que nous avions pu connaître le contenu de la circulaire de mutation intra avant sa publication et tenter de faire modifier certains éléments :
1- Les dates présentes sur la circulaire annoncent une ouverture du serveur de mutation avant que le CTA postes ne se soit tenu.
Pour rappel, ce CTA poste valide les mesures de cartes scolaires (postes supprimés) actées en CA dans les EPLE. Il se tient nécessairement après le CTA DHG qui, lui, doit valider les Dotations Horaires Globales transmises aux établissements. L’ouverture du serveur ce lundi 23 mars est donc plus que prématuré. En effet, les personnels prioritairement concernés par les campagnes de mutations sont ceux en carte scolaire. Ils doivent nécessairement participer à cette opération. Personne ne sait à l’heure actuelle qui sont ces personnels car le CTA DHG ne s’est pas tenu. Le CTA postes encore moins. Un comble ! Les autres académies repoussent pourtant ces dates d’ouverture du serveur au 31 mars …
2- l’absence dans la partie 6 de la circulaire intra intitulée “Demandes relevant d’une priorité légale” de mentions explicites concernant certaines priorités légales : (Art 2 du Décret n° 2018-303 du 25 avril 2018 et art 60 de la Loi n° 84-16 du 11 janvier 1984)
- Mesure de carte scolaire (partie 5 spécifique, pourquoi ?)
- Caractère répété d’une même demande (absence totale y compris en annexe)
- Education prioritaire (annexe 6 mais pas de mention dans la circulaire)
- Autorité parentale conjointe (assimilé à un rapprochement de conjoint, pourquoi ? et présent dans la partie 7 “Demandes ne relevant pas d’une priorité légale”, pourquoi ?)
- Zones rencontrant des difficultés particulières de recrutement (Annexe 2 ”Affectation aux Îles du Nord” mais pas de mention dans la circulaire, pourquoi ?)
Tous les éléments de barèmes relevant des priorités légales doivent être présents dans la circulaire qui fait foi. Le renvoi vers les annexes en début n’est pas suffisant et ne permet pas de clairement déterminer quels sont les éléments de barème qui font partie des priorités légales ou non.
Le SNEP-FSU souhaitait, par conséquent, que tous les éléments relevant des priorités légales présents dans les décrets et loi précitées soient logiquement cités dans la partie 6 : “Demande relevant d’une priorité légale”. A moins que l’académie décide que ce ne sont plus des priorités légales, ce qui ne manquera pas de poser des problèmes juridiques.
3- un changement de barème notoire, celui concernant les stagiaires ex titulaires :
Entre la campagne de mutation 2018-2019 et celle de 2019-2020 nous avons noté une inflation de 200 % pour cette bonification. C’est à dire qu’aujourd’hui la bonification attribuée à cette situation dépasse celles accordées aux situations répondant aux priorités légales familiales.
Par exemple, en dehors de tout autre bonification un.e célibataire stagiaire ex titulaire (titulaire d’un autre corps avant obtention du concours interne) aura un meilleur barème qu’un.e enseignant.e titulaire avec conjoint.e en activité (public ou privé) en Guadeloupe continentale et 3 enfants !
Ce changement nous paraît contraire au minimum à l’esprit de la loi qui vise à éviter les séparations ou favoriser les rapprochements familiaux dans les opérations de mutation. Ce barème pourrait provoquer des séparations familiales afin de favoriser des agents sans charge familiale !
Le SNEP-FSU souhaitait, par conséquent, revenir à un barème de 100 pts pour la bonification expérience tel qu’il existait l’année passée. Cela replacerait logiquement cette bonification juste en dessous du barème du rapprochement de conjoint sur le voeu Guadeloupe continentale (100,2 pts).
3- une remise en main propre des arrêtés d’affectation des TZR au rectorat.
Le SNEP-FSU a rappelé que la pratique réglementaire pour toutes transmissions aux TZR est l’envoi dans le RAD. Le SNEP-FSU souhaitait par conséquent que ce passage soit modifié pour respecter là encore les pratiques réglementaires et nationales.
4- un contournement de la logique protectrice et statutaire de la carte scolaire pour les personnels :
Depuis l’année passée, les règles académiques pour les cartes scolaires ont été modifiées. Auparavant, dès que la quotité de service sur un poste passait sous les 18 ou 20 h (pour l’EPS) le poste était supprimé et recréé en poste avec un complément de service défini. Si un poste à complément de service passait sous les 9h ou 10h (pour l’EPS) le poste était supprimé car la quotité de service sur le complément de service ne pouvait être plus importante que sur le poste lui-même. Depuis l’année passée, l’administration rectorale s’est affranchie de prononcer des cartes scolaires même lorsque les quotités deviennent inférieures à celles des compléments de service. Les compléments de service ne sont plus pérennes et varient donc chaque année pour ces postes. Cela veut donc dire que l’administration prive ces collègues de la bonification carte scolaire qui leur permettrait de retrouver un poste à proximité de celui réduit à peau de chagrin tel que c’est pratiqué dans les autres académies. Pire c’est l’arbitraire qui prédomine maintenant dans le choix de prononcer ces cartes scolaires ou non avec toutes les dérives possibles de harcèlement, … Cela a 2 conséquences pour nos collègues : soit subir cette précarité croissante sur ces postes s’ils n’ont pas le barème pour muter à proximité ou soit obliger les collègues à muter en perdant le bénéfice de leur ancienneté de postes. C’est intolérable ! Le SNEP-FSU Guadeloupe demande par conséquent un retour aux règles de mesure de carte scolaire appliquées dans toutes les académies.
Le SNEP-FSU continuera de contester cette circulaire. Des recours sont dores et déjà envisagés. Nous vous tiendrons rapidement au courant des suites qui seront données.
CP SNEP-FSU Guadeloupe, Administrer, gérer, développer n’est pas jouer, rouler, naviguer !
Courrier M le Recteur, Suite CAPA liste d’aptitude et avancement d’échelon PEPS 2019
M le Recteur,
CP Presse FSU : Plan « Aisance Aquatique », La Guadeloupe saura-t-elle prendre la bonne vague ?
Bilan du CTA postes second degré 8 avril 2019
Le CTA sur les postes second degré s’est tenu pour la deuxième fois ce jour. Après la lecture d’une longue déclaration liminaire de 6 pages, la FSU est entré dans le vif du débat sur les suppressions de postes. Le Recteur, visiblement en très grande difficulté sur la confusion opérée par ses services entre postes et équivalents temps plein, a décidé de soutenir ses services au mépris de la loi. Le Recteur a donc décidé de supprimer 33 ETP en plus de la demande ministérielle ! Cependant, après plusieurs interventions de la FSU, le Recteur a imposé à ses services de revoir les heures supplémentaires dans les établissements où les collègues se sont collectivement mobilisés pour les refuser ! Le Recteur a confirmé le choix funeste de fermer les SEGPA de Trois-Rivières et Saint-Claude.
Devant les arguments de la FSU concernant les ETP supprimées induments et les écoles oubliées par l’Éducation Prioritaire, le Recteur a tout de même consentis sur le ton de l’humour que notre académie semblait s’être faite avoir pendant plusieurs années … Les combats de la FSU pour obtenir les documents exploitables dans ces instances commencent donc à payer.
La FSU a voté unanimement contre ces suppressions de postes et l’administration est clairement en difficulté sur les moyens du second degré. D’ores et déjà, nous avons fait remonter via nos syndicats nationaux auprès du ministère ces postes supprimés de manière indue !
Par ailleurs, concernant les administratifs, la FSU a demandé la mise en place de règles claires et transparentes, d’un barème clairement défini et public. Nous avons aussi dénoncé la suppression des demi-postes dans les CIO qui vont désorganiser les services !
Pour ce qui concerne St Martin, le Recteur , en présence de M.Sanz s’est engagé à faire acheminer pour la rentrée 14 algécos climatisés pour le collège Soualiga ! La FSU a bien évidemment voté contre les 4 suppressions de postes, à la différence de l’UNSA ! Enfin, last but not least, un nouveau secrétaire général, en provenance de Bordeaux va arriver pour remplacer M.Grevoul. Yvon Macé, spécialiste des questions de moyens.
Déclaration liminaire de la FSU Guadeloupe : CTA du 8 avril 2019





