GT « Voeux et Barèmes Inter 2019 »

Une installation plus que chaotique

Jeudi 24 janvier s’est réuni le GT barèmes et voeux consultatif en vue de la phase inter académique du mouvement des enseignants d’EPS.

Ce groupe de travail est une émanation de la Formation Paritaire Mixte Académique (FPMA), elle-même émanation des deux CAPA agrégés et PEPS qui par conséquent doivent être au préalable installées. La gestion de deux corps distincts (agrégés et PEPS) dans un même mouvement impose cette architecture particulière bien connue des services. Sauf qu’il a fallu multiplier les échanges et les courriers pour que le GT voeux et barèmes puissent se tenir conformément à la procédure. Cela nous garanti ainsi de tous recours contre la légitimité même de ces instances paritaires. La désignation des membres de la FPMA a ainsi pu se faire également selon la volonté des commissaires paritaires du SNEP-FSU et non celle de l’administration que cela nous était imposé.

Un travail des commissaires paritaires préalable au GT déterminant

23 candidatures ont du être traitées lors de ce GT pour un total de… voeux.

C’est un travail considérable puisque pour chaque voeux il faut comparer le barème retenu pour … critères avec ceux que nous connaissons du candidat à travers les éléments qu’il a bien voulu nous transmettre en complétant la fiche syndicale spécifique au mouvement inter.

Il n’est pas possible de vérifier tout cela en Groupe de travail car l’administration egrenne les candidatures et leurs voeux au rythme d’une simple lecture sans laisser le moindre temps de reflection. Par conséquent, les commissaires paritaires s’étaient réunis le lundi 21 de 17h à 21h pour préparer leurs corrections.

Un contrôle essentiel pour un mouvement équitable et transparent

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU ont proposé des corrections pour pas moins de … voeux pour … candidats. Gage de la qualité du travail fourni, l’administration les a toutes acceptées. Ils pouvaient s’agir aussi bien d’erreurs sur l’ancienneté de postes que sur le nombre d’enfants, les bonifications d’éducation prioritaire ou familiales, de sorties de zones spécifiques (St Martin, …), le plafonnement nouveau des bonifications pour voeu préférentiel, …

L’administration a, par contre, contesté 2 barèmes pour lesquels nous n’avions pas vu à redire. Nous avons aussitôt justifié notre désaccord en séance mais sans réussir à convaincre.

Un retour à chaque candidat et à la profession

La mission des commissaires ne peut s’arrêter avec la fin du groupe de travail. En effet, afin de garantir la transparence de chaque opération, les cp du SNEP-FSU contactent à la fois chaque candidat pour leur transmettre leurs barèmes pour chacun de leurs voeux mais aussi informe la profession de la tenue de l’opération. Cette étape permet à la fois à chaque candidat de contester à nouveau son barème s’il a été modifié lors du GT mais aussi aux collègues dont les candidatures n’auraient pas été traitées de nous en alerter.

Cette année, à la suite de la communication post GT par les commissaires paritaires du SNEP-FSU, 2 candidats ont pu ainsi contesté leurs barèmes modifiés unilatéralement par l’administration. Sous les conseils du SNEP-FSU, ils ont fournis de nouveaux éléments à l’administration qui, par conséquent, est revenu sur les corrections erronées qu’elle avait effectuées.

La prochaine étape se déroulera maintenant au niveau national entre le 18 février et le 1er mars.
L’administration gênera le projet de mouvement sur la base des barèmes arrêtés par chaque académie. Les commissaires paritaires du SNEP-FSU controleront ce projet et effectueront leurs corrections du mouvement.

Les commissaires paritaires
du SNEP-FSU Guadeloupe

Projet mutation inter académique : le ministère récidive !

 

L’année passée déjà le ministère avait transmis un projet de mutation à l’ensemble des candidats au mouvement inter académique et souvenez-vous il avait transmis le projet de l’année précédente …
Cette année, il récidive et certains d’entre vous ayant fait une mutation inter académique viennent de recevoir un message du ministère.
La commission paritaire nationale n’ayant pas eu encore lieu, il ne peut s’agir que d’un projet. En effet, les commissaires paritaires n’ont encore pas siégé en commission et proposerons des corrections et améliorations. Rien n’est donc encore fiable.
Il faut assurément voir, dans l’entêtement de la publication de ce projet par le ministère, la volonté de contourner les CAPA1 pour en saper leurs légitimités.

Un statut garant de l’Intérêt Général2

Comme vous le savez la fonction publique est garante de l’Intérêt Général et pour permettre à chacun des agents qui la compose de le servir, un statut a été créé. En échange :

  • d’une mobilité contrainte (propriétaire de son grade mais pas de son poste),
  • d’une disponibilité importante car les contours des missions sont très fluctuants (43h par semaine en moyenne et jusqu’à 50h pour les enseignants)
  • d’une loyauté au principe d’intérêt Général,

ce statut offre certaines garanties afin de s’assurer du désintéressement de ses agents.

Pour cela, il les protège de l’arbitraire hiérarchique et politique en leur garantissant un emploi à vie, un déroulé de carrière et en évitant que d’autres que les usagers et l’état ne puissent profiter du travail de chacun.

Des instances paritaires pour contrôler le respect du statut

Les commissions paritaires, parce qu’elles ont lieu à chaque opération de carrière (avancement, promotion, mutation, détachement, …)  et regroupent à la fois des représentants du personnel et l’administration, garantissent la transparence, l’équité, … Elles sont un rouage essentiel sans lequel ce serait l’arbitraire qui s’imposerait petit à petit générant un conflit de loyauté à l’intérêt Général mortifère pour le service public. Comment alors résister aux injonctions d’une hiérarchie incompétente, à la folie des grandeurs ou pire aux idées politiques contraire à l’Intérêt Général (Fascisme, sexisme, …), si chacun de nous savait que l’avis de son supérieur hiérarchique était omnipotent pour les avancements, promotion, mutations, … et non contrebalancé par d’autres critères plus objectifs (ancienneté de service, âge, condition de service, …).

Un enjeu politique et idéologique3

Les gouvernements successifs depuis les années 80 ont été fortement marqués par des idées néo libérales qui souhaitent importer dans la fonction public un management fortement inspiré du privé. Leurs volontés sont la réduction du coût et de la place de l’état au profit d’un marché censé s’auto réguler pour fournir un service (d’intérêt général)  à but lucratif à la population. Les cadres intermédiaires (chef d’établissement, chef de services, IPR, …) sont progressivement transformés en « cost killer » tel que le préconise la nouvelle doctrine  « nouveau management public »4. Les outils qui sont déployés pour qu’ils y parviennent et malgré les travaux scientifiques5 les contestant sont : rémunération au mérite, management par objectif, amélioration de la productivité par le numérique et l’optimisation, annualisation des services, contournement des instances paritaires et démocratiques (CA, CAPA, …), …
Les dernières annoncent du gouvernement poursuivent dans cette voie avec une intensité et une violence inédite : préalable de réduction de 60 milliards et de 120000 postes de fonctionnaires à toute discussion, réduction du champ du service public, développement de la contractualisation, …
L’hospitalière a déjà fait les frais de cette politique néo libérale avec la mise en place de la tarification à l’acte, l’annualisation du travail (alternance 1 semaine le matin et une semaine l’après midi) et le résultat actuel : impossibilité de mener de front vie professionnel et personnelle, injonctions contradictoires (objectif productif instaurant une forme de maltraitance, …), épuisement professionnel (burn out) du personnel, service aux usagers dégradés, …

Les CAPA et les FPMA sont en premières lignes de ces attaques… car elles contestent cette idéologie néo libérale en confortant l’esprit de corps, l’avancement unique, l’objectivité plutôt que la subjectivité, la coopération plutôt que la compétition des agents, …

Vous pouvez compter sur les élus du SNEP-FSU Guadeloupe pour faire barrage mais nous avons besoin d’une profession rassemblée pour résister. Pour éviter que le service public d’Education ne soit démanteler et détourner de ses missions premières comme la fonction hospitalière,  la FSU appelle avec de nombreuses organisations syndicales tous les fonctionnaires à se mettre en  grève le 22 mars …

Soyons nombreux pour défendre le service public garant de l’Intérêt Général…

 

Mutations inter académiques 2017-2018

 

Si vous souhaitiez effectuer une mutation inter académique, vous aviez jusqu’au 5 décembre 2017 pour effectuer la saisie de vos vœux.

A partir de cette date ce sont les commissaires paritaires du SNEP-FSU qui ont pris le relais.

Les commissaires académiques du SNEP-FSU Guadeloupe ont d’abord vérifier les informations que le rectorat leur a transmis afin de déceler d’éventuelles erreurs et en demander la correction lors du Groupe de travail du 17 janvier 2018.
4 barèmes ont été corrigés (oubli CIMM, points stagiaires, Points éducation prioritaire) grâce à l’action des commissaires paritaires du SNEP-FSU et l’appui de leur syndicat. Un mail a été envoyé aux 22 candidats de notre académie à cette opération.

A partir du 19 février 2018, ce sera le tour des commissaires paritaires du SNEP-FSU National (Paris) de prendre la suite. Ils vont devoir vérifier l’ensemble des situations des collègues au niveau national. Ce travail, seul le SNEP-FSU l’effectue pour l’ensemble des collègues.

C’est ce travail qui garantie le respect des règles communes et l’équité entre les candidats.

A l’issu de ce contrôle, les commissaires paritaires du SNEP-FSU vont pouvoir faire lors de la FPMN des propositions afin d’essayer d’améliorer le mouvement. L’objectif de ces propositions sera de permettre au plus grand nombre d’obtenir le plus haut rang de vœux possible.

A l’issu de la FMPN et après toutes les ultimes vérifications, le SNEP-FSU transmet  les résultats par mail et sms à tous ses syndiqués ainsi qu’à ceux ayant complétés des fiches syndicales de suivi les résultats.

L’action des commissaires paritaires du SNEP-FSU est donc essentielle au bon déroulement de cette opération. Cepandant, tout en contribuant à ce système d’arrache pied, le SNEP-FSU ne s’en satisfait pas et continue de demander un mouvement inter académique en un seul tour afin d’éviter aux collègues de muter en aveugle dans une académie.

Le mouvement inter académique en EPS, c’est :

  • 2 785 demandes l’année passée,
  • 2 870 en 2016
  • 3 663 en 2015.

Chaque année, ce sont 6 500 collègues qui sont concernés par cette opération de gestion (phase Inter ou Intra académiques), que ce soit pour une première affectation (les stagiaires) ou par choix. Sur près de 2900 demandes Inter, seulement 1600 collègues obtiennent satisfaction et 3500 à la phase Intra sur plus de 6500 demandes.

Le SNEP-FSU académique c’est 16 commissaires paritaires.

 

 

Mouvement inter 2018 c’est parti !

 

Le mouvement inter 2018 c’est parti ! 

 

Vos demandes sont à formuler du 16 novembre 2017 12 h (heure hexagone) au 5 décembre 2017 18 h (heure hexagone) sur le portail I-prof : I-Prof -> SIAM (<= cliquez ici)
 
Le bulletin officiel concernant le mouvement inter est paru le 9 novembre 2017 :
Vous trouverez également ci-joint la publication US du SNEP, SNES, SNUEP pour vous aider dans vos démarches :
 

Afin de nous permettre de suivre votre demande de mutation, merci de nous renvoyer la fiche de suivi complétée à l’adresse mail suivante : corpo-guadeloupe@snepfsu.net. Vous la trouverez en suivant le lien ci dessous :

Une permanence se tiendra le samedi 25 novembre à 9h au SNES (2, résidence Les Alpinias Morne Caruel 97139 Les Abymes) pour vous aider dans votre mutation.


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