Ne laissons pas le SPAM (Sport l’Après Midi) nous trier ?

 

A grand renfort de médias, le ministre BLANQUER a ressorti sa mesure phare du temps où il était recteur à Créteil et dont l’expérimentation n’avait convaincu que 120 établissements sans résultat significatif. Il s’agit bien sûr du serpent de mer : école le matin et SPort l’Après Midi (SPAM).

Comme tous les chantiers ouverts par le ministre BLANQUER, il s’agit une fois de plus d’une mesure présentée comme de « bon sens » mais qui en fait, à la lumière de quelques éléments, s’en éloigne tout aussi vite que les clichés nous en avaient rapprochés. Il en ressort en effet une idéologie nettement plus conservatrice que progressiste.

Le sport comme négation d’une culture scolaire de l’activité physique

Derrière cet affichage angélique pour tous les non-initiés aux enjeux de notre discipline, se cache en fait une possible idéologie moins reluisante. Celle-ci pourrait à l’avenir nier l’existence légitime d’une culture scolaire de l’activité physique. En effet, SPAM consisterait à aménager deux temps dans la scolarité des élèves : un temps intellectuel (le matin) et un temps sportif (l’après midi). En ce sens, il ferait renouer l’école avec un dualisme cartésien et une hiérarchie des disciplines révolus. En effet, le corps, le sport, l’activité physique, les émotions qu’ils suscitent, … sont aujourd’hui considérés comme des éléments essentiels d’une culture scolaire qui doivent pour une meilleure acquisition se mêler aussi bien dans les espaces que dans les temps avec les autres disciplines scolaires. Et pour cause ! Ils n’ont pas seulement un impact sur le développement physique, le plaisir et le maintien en bonne santé mais aussi sur la culture générale et le développement cognitif et langagier des élèves. C’est d’ailleurs également pour ces raisons qu’un corps de professeurs d’EPS a rejoint l’Éducation Nationale en 1981 afin de prendre en charge un enseignement requérant une maîtrise interdisciplinaire importante et une connaissance transversale des Pratiques Physiques Sportives et Artistiques. Revenir à une organisation où le corps serait traité indépendamment de l’esprit et où sa place diminuerait dans les enseignements, consacrerait un retour en arrière vers une idéologie réactionnaire niant la place essentielle de l’activité physique dans le développement intellectuel des élèves mais aussi niant la culture sportive et physique comme élément essentiel d’une culture commune. C’est pourtant bien ce que semble mettre en place mesure après mesure le ministre BLANQUER. La diminution des horaires EPS en LP, la suppression des évaluations spécifiques de l’EPS au DNB et au Bac, la suppression des enseignement d’exploration et d’approfondissement au lycée, … en sont des exemples concrets. Si SPAM devait s’ajouter à la liste, cette mandature acterait une vision incroyablement rétrograde qui isolerait l’EPS des autres disciplines dans un temps à part tel que cela n’existait plus en France depuis très longtemps. Cet isolement, outre les difficultés insolvables qu’il soulèverait en terme d’équipements sportifs disponibles, nous laisserait également une nouvelle fois penser qu’un de ses objectifs serait de répondre à une libéralisation croissante de l’Éducation en externalisant tout ce qui peut l’être, l’EPS en tête. Le risque serait grand et désastreux pour la pratique physique de tous.

Le sport comme outil de tri social

Contrairement à ce qui est sans cesse martelé dans les médias afin de légitimer les réformes libérales de notre système éducatif, le niveau des élèves n’a pas baissé. Les meilleurs élèves sont toujours parmi les mieux formés des pays de l’OCDE et attirent toutes les grandes entreprises. Le niveau moyen des élèves augmente. Cependant, les inégalités se creusent avec les élèves les plus en difficulté qui requièrent une prise en charge plus soutenue.
Pour réduire ces inégalités, le ministre BLANQUER a fait le choix de concentrer toutes ses marges de manœuvre budgétaire en Éducation Prioritaire sur le dédoublement en CP et CE1, arguant que les inégalités scolaires n’étaient que le fruit d’une acquisition incomplète des fondamentaux : lire, écrire, compter. Bouger n’en est pas un pour lui … A moyen constant, la FSU l’invitait plutôt à maintenir et renforcer une politique d’accompagnement personnalisé de haut niveau tout au long du cursus scolaire de l’élève. Pour cela, elle mettait en avant également l’influence importante au fil de la scolarité d’un capital culturel et économique familial dans le creusement des inégalités scolaires.
Aujourd’hui, réforme après réforme le ministre BLANQUER accentue cette vision d’un système qui au delà des simples fondamentaux doit traiter les élèves avec un égalitarisme quasi religieux renonçant à compenser les inégalités persistantes ou naissantes. Chaque famille, chaque élève est responsabilisé dans ses choix sans que l’institution soit renforcée pour les y aider. Les mesures en ce sens s’accumulent : complexification du choix de l’établissement, complexification du choix des enseignements, complexification de la poursuite d’étude dans le supérieur (parcoursup, augmentation des frais d’inscription, …), réduction des enseignements généraux permettant la réorientation, réduction du taux d’encadrement par l’augmentation des effectifs et l’augmentation des heures supplémentaires des enseignants, … Sans doute existe-t-il des raisons austéritaires mais l’accumulation, une à une, de réformes poursuivant la même logique libérale nous permet avec de moins en moins de doutes d’affirmer qu’une logique de tri social pourrait être à l’œuvre dans la politique du ministre BLANQUER. Un tri social entre ceux qui sont adaptés au système car disposant d’un capital culturel et économique adéquate et les autres.
SPAM pourrait s’inscrire dans cette logique libérale qui érige chacun comme seul responsable des choix qu’il fait pour lui ou ses enfants. En effet, la pratique physique y serait volontaire et par conséquent ce serait les élèves et leurs familles qui devraient choisir de s’y inscrire ou non. Or, le choix de faire pratiquer à son enfant telle ou telle pratique physique (ou carrément aucune) n’est pas neutre d’un point de vue du capital social et économique. Le choix du ministre serait par conséquent encore une fois de favoriser une école qui trie socialement plutôt qu’une école qui corrige les inégalités. Une école des fondamentaux plutôt qu’une école d’un socle commun de connaissances réellement émancipateur. C’est un véritable renoncement idéologique. L’abandon de valeur humaniste qui exigeait de notre système scolaire qu’il corrige les inégalités liées au capital culturel et économique bien au delà des simples fondamentaux. L’abandon d’une école construite prioritairement pour les élèves n’ayant que l’école pour réussir. L’image trompeuse du sport favorisant l’émergence des classes populaires à haut niveau ne doit pas être confondue avec la réalité des pratiques de masse et de l’entre soi social qu’il génère dans la société s’y nous n’y prenons pas garde. Nous ne pouvons accepter qu’un dispositif de tri social tel que SPAM puisse se mettre en place progressivement en lieu et place d’une EPS obligatoire pour toutes et tous.

Le sport comme outil d’un nouveau paternalisme hexagonale

A propos de SPAM, ce qui nous interpelle encore un peu plus et nous inquiète, ce sont les réactions que nous avons suivi en sa faveur dans notre archipel Guadeloupéen. Ces réactions, souvent très peu voire pas du tout argumentées, ne semblent s’inscrire que dans une volonté de renouveau voire de modernisme s’affranchissant d’une réflexion plus approfondie sur l’intérêt pour les élèves d’une telle refonte des rythmes scolaires. Si nous défendons une Éducation et des programmes nationaux, riches de la diversité culturelle de tous les territoires de la République, nous défendons également l’idée d’une mise en application intelligente et adaptée à notre contexte régional. Pour cela, il nous faut encore une fois ici rappeler que les éléments essentiels à prendre en compte pour un enseignement d’EPS sous nos latitudes sont la chaleur et le manque d’équipements sportifs couverts disponibles. En effet, il est régulièrement mesuré par les enseignants d’EPS sur les plateaux sportifs, pendant la pause méridienne et durant l’après midi, des températures dépassant les 30°c. Cette température est fixée pourtant comme un maximum par les médecins pour pratiquer dans des conditions bénéfiques pour la santé. Ces températures montent même à 50°C régulièrement. Si ces mesures sont aussi importantes c’est qu’il nous faut également rappeler que notre archipel ne dispose que de 3 installations sportives pour 1000 habitants quand l’hexagone en compte 5 pour 1000. Il manque par conséquent 800 installations sportives en Guadeloupe pour rattraper notre retard d’équipements et parmi elles une grande majorité d’installations couvertes.
SPAM s’il devait se concrétiser au niveau national et s’appliquer en Guadeloupe, consisterait alors en un nouveau paternalisme hexagonal sportif ne tenant aucun compte du contexte régional. C’est pour nous inacceptable et régressif pour nos enseignements. Comment donner plaisir, envie, faire entrer nos élèves en réflexion pour résoudre les problèmes posées par les APSA, … alors que la réverbération du soleil et la chaleur les placent d’emblée dans des conditions de pénibilité dignes d’un autre siècle. Aucun adulte ne l’accepte aujourd’hui. Aucun sportif ne s’entraîne à ces heures délibérément. Nous le constatons tous les jours quand nos chefs d’établissement, collègues viennent nous donner une information sur nos espaces sportifs non couverts … A peine l’information transmise et les 1ère suées acquises qu’ils nous font comprendre que si nous souhaitons poursuivre la conversation la climatisation de la salle des profs ou de leur bureau serait plus adéquate … Pas pour les élèves visiblement …

SPAM est une mauvaise réponse à des questions qui ne se posent pas …

SPAM est donc pour nous une très mauvaise réponse à des questions qui ne se posent pas … L’inclusion de l’EPS dans le temps scolaire ne pose pas de problème et répond au contraire à une exigeante culture scolaire. Cette inclusion pourrait cependant encore être facilitée par les collectivités locales en investissant dans des installations sportives de proximité plutôt couvertes dotées de vestiaires, de douches, de points d’eau et d’ombres mais aussi dans des salles de cours confortables (climatisation, insonorisation, …) facilitant la récupération après l’EPS. Cette inclusion de l’activité physique dans la société est d’ailleurs de plus en plus développée dans les entreprises avec des salles ouvertes et en libre accès à toutes heures de la journée pour leurs salariés : avant, après les réunions, plusieurs fois par jours, …. Des moments de mise en activité corporelle et collective sont d’ailleurs la norme dans de nombreux pays d’Asie et ont lieu dès le matin …

Le SNEP-FSU Guadeloupe s’oppose donc à cette vision d’une école du tri social par le sport et invite plutôt le ministre BLANQUER à améliorer l’EPS pour tous les élèves en :

Môle, cadrage débordement, jeu déployé …

Ce que nous avons réussi jeudi 14 fevrier est tout simplement remarquable. Rares sont les mouvements mis en standby et qui reprennent avec cette force.

Le mouvement étant encore aujourd’hui très fort, le Recteur n’a pu éviter une nouvelle fois l’épreuve de la négociation. Nul doute que cette capacité du mouvement à marquer des arrêts et repartir de plus belle renforcera durablement le rapport de force en notre faveur.

Une mêlée qui rebondit de lutte en lutte et de manif en manif …

Les travailleurs de Milenis ont souhaité aujourd’hui suivre notre cortège et par conséquent soutenir notre lutte. C’était pour eux une façon de nous rendre la pareille et de reconnaître l’aide qu’ils avaient reçu à un moment décisif de leur combat. Entre complexe et timidité, s’inscrire dans une manifestation d’enseignants n’est pas une chose facile mais ils ont su le faire impeccablement et marquer au son de leurs chants toute la manifestation et plus particulièrement l’arrivée devant le rectorat. Tel un pack déterminé d’avants leurs chants ont raisonné devant le rectorat presque comme un haka d’avant match cherchant à effrayer l’adversaire. A voir les consignes données à l’intérieur du rectorat interdisant aux femmes d’aller aux toilettes situées dans son enceinte et habituellement ouvertes aux manifestantes, l’effet a réussi. Merci à eux !

Cadrage débordement de la FSU sur le recteur …

Cette formidable capacité du mouvement actuel à se battre collectivement et à rebondir de dates en dates nous permet à intervalles réguliers de mettre sur le recul le Recteur et toute la politique gouvernementale en terme d’Education. Alors que les débats semblaient reprendre sur la même guerre de position entamée il y a 2 semaines où chaque protagoniste cherche surtout à ne pas se mettre hors-jeu et donc à la faute, le SNEP-FSU et la FSU ont décidé de prendre des risques en croisant les courses, tentant les intervalles jusqu’à trouver le cadrage débordement qui ferait reculer sérieusement le Recteur dans sa politique destructrice pour l’école Guadeloupéenne. Pour ce faire, comme à chaque fois pour pareille manœuvre où virtuosité se conjugue avec automatisme c’est l’entrainement qui a payé et la préparation entre le SNEP et le SNES s’est avérée déterminante. C’est ainsi qu’au bout d’une heure d’échanges, les questions de la FSU ont commencé à percuter entre les lignes, celles des colonnes du tableur incomplet que le secrétariat général s’acharne à fournir aux représentants en Commission Technique Académique. En croisant les données, petit à petit à chaque question les lignes adverses se sont désolidarisées, les intervalles se sont ouverts et lors d’un dernier cadrage débordement la FSU s’est échappée sur pas moins de 29 ETP. Celles-là même que le rectorat cachées à tous et dont il a le secret depuis surement plusieurs années avec une politique zélée. Le recteur a, en effet, reconnu que son administration prélevait 115 ETP sur les moyens du second degré de l’académie en lieu et place des 86 exigés par le ministère. Redoublant l’accélération, les feintes de passes, de nouvelles ouvertures (sous effectif enseignants : 100 classes sans EPS à la rentrée, taux de pénétration faible à l’UNSS alors que le nombre d’élèves par animateur est bon, financement des SEGPA en HSA, …) le SNEP, le SNES et la FSU aurait pu marquer l’essai. Malheureusement nous nous sommes vu rattrapés à 10 m de la ligne par un repli habile et le glissement tactique de leur arrière bien placé en couverture le secrétaire général. « Ce delta est classique et va se résorber avec les ajustements. Nous vous fournirons le détail lors du prochain CTA de mars ».

A 10 m de la ligne, petit côté ou grand côté ?

Stoppé tout proche du but, le SNEP au sol protégeant les 29 ETP comme on protege un ballon dans un ruck, évitant les coups du doyen la tête bien rentrée, la FSU bien en protection et prête à faire rebondir le jeu, le SNES en position de demi de mélé à la vue du positionnement de son demi d’ouverture prépare le grand côté et tente un pick and go qui fait reculer à 5 m de sa ligne le recteur. Acculé, une seule solution pour lui : « D’accord pour la conversion des HSA en HP pour les établissements qui en font la demande ». C’est le signal que choisi la FSU pour ouvrir sur le grand côté et multiplier les impacts dans tous les établissements dans les semaines à venir. Le grand côté c’est celui de tous les collègues, dans tous les établissements. Celui des refus de DHG, des demandes d’audience, des lettres de refus des HSA, du vote des motions demandant la conversion des HSA en HP, des convocations de CA extraordinaires, des démissions de PP, de la collecte des TRMD de tous les établissements, du recomptage des effectifs, … Certains ont déjà poursuivi le mouvement aujourd’hui (Clg Bambuck) d’autres viendront encore les rejoindre, …. Tous dans la lutte pour défendre l’éducation en Guadeloupe !!! Arrachons au moins ces 29 ETP et si possible allons bien plus loin !!! Les HSA au delà de la 1ère heure obligatoire représentent 51 ETP en collège, 123 ETP en lycée, 40 ETP en LP. L’adversaire est désorganisé, les intervalles ouverts, jouons collectifs et marquons l’essai !!!!!

LE VERROU A SAUTÉ

Ça avance …

Après deux jours de très forte mobilisation et 6 heures de négociation, le bilan de l’intersyndicale est plutôt positif. Dans le premier degré, l’essentiel des revendications est satisfaite. Pour le second degré, le Recteur s’est engagé à revoir les effectifs dans cinq établissements ce qui devrait avoir pour conséquence des recréations de divisions et donc de postes d’enseignants. De la même manière pour les SEGPA dans le sud Basse Terre, le Recteur envisage un groupe de travail pour revoir les propositions de l’administration au vu de la pétition déjà signée par plus de 300 personnes en quelques heures jeudi matin.

Sur les cartes de formation en lycée, la spécialité littérature devrait être ajoutée à Sainte-Rose, comme nous le demandions depuis très longtemps et les élèves de Marie Galante et Saint Martin se verront proposé le choix le plus large. En fonction des résultats de cette consultation, Monsieur le Recteur s’est engagé alors à revoir les propositions de spécialités dans ces établissements.

Cependant, le compte n’y est pas pour l’intersyndicale et au vu de la très majoritaire mobilisation depuis deux jours, les 86 suppressions de postes doivent encore être revues largement à la baisse. Le départ du Recteur en France doit permettre de revenir encore sur de nombreuses suppressions de postes. L’intersyndicale suspend donc le mouvement de grève, mais appelle l’ensemble des collègues à rester plus que jamais mobilisés, à faire pression au niveau local dans les conseils d’administration en refusant les DHG, mais aussi en refusant collectivement les heures supplémentaires.

… mais il faut pousser,

Dès lundi, il faut reprendre les AG. Voter contre les DHG est une évidence, mais si vous êtes en mesure de proposer un TRMD alternatif, en cassant ce ratio HP/HSA délétère, en ajoutant les moyens. Il faut montrer au Recteur, aux parents ce que sont les réels besoins d’une éducation de qualité, ne plus gérer la précarité. « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. » disait Abraham Lincoln.

Une pétition contre les 86 suppressions à faire signer : http://guadeloupe.snes.edu/IMG/pdf/petition-86-postes.pdf. Si tous les établissements font signer 1000 personnes, cela fera 400 000 signataires. Imaginez la réaction du Recteur à son retour !

Il ne faut pas oublier les moyens classiques, demande d’audience au Recteur, vérification des effectifs, rencontre avec les élus (les maires en particulier).

Nous avons une semaine pour agir, il ne faut pas que ce soit un moment de pause.

encore et encore

Une manifestation interprofessionnelle aura lieu demain samedi 2 février dans laquelle la FSU doit être aussi présente que ces deux derniers jours. Le départ aura lieu à 9h au Palais de la Mutualité de Pointe-à-Pitre.

Il est important que juste avant son départ, le Recteur voit que nous restons mobilisés le week-end. Ce samedi tout le monde doit être présent, cela ne grève car il n’y aura pas de perte de salaire.

Celles et ceux qui sont venus pendant ces deux jours ont vu à quel point cela est revigorant de se retrouver ensemble, on discute, on se rassure, on se retrouve, on se donne de la force pour les prochaines mobilisations.

Edito janvier : #stopmepris

Dans le sillage des revendications salariales et de justice fiscale des gilets jaunes, un groupe d’enseignants Facebook s’est constitué : « Les stylos rouges« . Il a pour but de dépasser les clivages syndicaux et d’agir pour le pouvoir d’achat et les conditions de travail des enseignants. 

Le SNEP-FSU et la FSU partageons depuis longtemps leurs revendications qui visent à obtenir un rattrapage de la baisse de 40% du pouvoir d’achat afin d’enrayer le déclassement de la profession provoqué par le gel continue du point d’indice ces dernières décennies (Article Challenges –  Comment les profs dégringolent l’échelle sociale).

Cependant, nous prenons aussi nos distances avec certaines de leurs propositions comme la volonté de permettre les heures supplémentaires dans le 1er degré alors que les enseignants sont déjà surchargés (+ 40h par semaine) et que cette mesure accentue les inégalités salariales (Article Café pédagogique – Salaire enseignant : Comment le ministère tente de discréditer les stylos rouges).  

Afin de trouver des modes d’actions rassembleurs avec la partie non syndiquée des collègues présents chez les stylos rouges et rétissante à la grève, le SNEP et la FSU ont décidé de se joindre à la proposition du SNES #stopmepris qui vise lors d’Heures d’informations Syndicales posées du 17 au 24  janvier à relayer sur les réseaux sociaux des photos prises devant les établissements avec des pancartes revendiquant une amélioration de nos conditions de travail et de rémunération. Pour ce faire, n’hésitez pas à nous partager vos photos sur whatsapp (0690980988) ou mail (s3-guadeloupe@snepfsu.net) pour que nous les relayons sur nos outils de communication pour un effet massif.  

Ce moment d’action doit permettre également de revendiquer contre parcoursup et la réforme du lycée véritables réformes de tri social et de réduction des moyens pour l’éducation (Tract à distribuer). Ce sera un des thèmes de la grève du jeudi 24 janvier ou vendredi 25 janvier que le SNEP et la FSU Guadeloupe relaient dès à présent. L’intersyndicale se réunissant cette semaine et n’ayant pas encore délibérée totalement nous vous tiendrons informés des modalités de cette journée de mobilisation.  

Parce que revendiquer pour nos salaires et nos conditions de travail c’est aussi défendre la qualité de notre enseignement au même titre que de s’opposer à parcoursup ou aux réformes iniques du lycée et des LP réduisant l’offre d’EPS pour nos élèves, alors mobilisons nous le 17 puis le 24 ou le 25 janvier.

Le bureau du SNEP-FSU Guadeloupe

Élections professionnelles 2018

Une profession unie et bien unie autour du syndicat de tous les enseignants d’EPS : le SNEP-FSU !

Avec 78% des voix, les enseignants d’EPS de #Guadeloupe viennent de donner, à la CAPA des Professeurs d’EPS, 8 sièges sur 9 (+1)  au SNEP-FSU Guadeloupe. Le SNEP-FSU est plus que jamais représentatif de la profession.
Ce score est à l’unisson de la représentativité de notre syndicat à l’échelle nationale puisqu’en CAPN EPS, le SNEP-FSU obtient la totalité des sièges (9/9) malgré les manœuvres gouvernementales tentant en permanence de diminuer sa représentativité. Les dernières en date, pour ne citer que celle là sont l’augmentation du nombre de siège à pourvoir et le remplacement du vote à l’urne par une solution numérique faisant presque chuter de moitié la participation.

Le SNEP-FSU toujours aussi déterminant dans le vote FSU chez les agrégés !

Par ailleurs, à la CAPA des agrégés, les enseignants d’EPS ont apporté une grosse contribution pour gagner un 6ème siège (+1) et améliorer la majorité de la FSU dans ce corps. Notre académie rejoint ainsi le même niveau de représentativité que la FSU au niveau de la CAPN des agrégés.

Le SNEP-FSU continue d’apporter à la FSU toute sa vitalité au CTA !

Enfin, les enseignants d’EPS ont participé avec tous les autres corps de l’académie à faire gagner le 5ème siège (+1) en CTA à la FSU. La FSU déjà 1ère fédération de Guadeloupe devient par conséquent aujourd’hui également majoritaire. AU niveau national, la FSU confirme sa position en conservant

Merci à tous les collègues pour leur confiance !


Edito Novembre 2018 : Grève unitaire du 12 novembre, Elections professionnelles, Stage sécurité Colloque : « EPS et école de demain », Rallye et AG SNEP, Education prioritaire, Budget AS

 

La saison 1 du ministère Blanquer a été ponctuée de contre réformes, concernant l’EPS et le sport scolaire. Le SNEP-FSU s’y est opposé mais dans un rapport de force déséquilibré du fait des faibles mobilisations et des méthodes déloyales d’un gouvernement manipulateur, dissimulateur et de mauvaise foi.

Une EPS considérée comme une variable d’ajustement et une discipline de 2nd rang ?
Dans un contexte d’autérité budgétaire qu’il choisit d’accentuer, ce gouvernement a semble-t-il trouvé bon d’utiliser l‘EPS comme variable d’ajustement horaire de ses réformes (perte d’1/2 h en LP et 3h d’Enseignement de Spécialité en LGT) et n’a pas hésité à la reléguer à une discipline de 2nd rang car plus enseignée et évaluée à tous les niveaux et examens dans les mêmes conditions que les autres disciplines (Absence d’épreuves ponctuelles au DNB et d’enseignement de spécialité en Lycée).
De la même manière, Blanquer par la voix de l’ancien directeur de l’UNSS Pétrynka n’a eu aucun scrupule (par un vote à bulletin secret refusé) à ce que le sport scolaire et le budget des AS servent de variable d’ajustement par une augmentation du forfait AS plutôt que de la subvention de l’état …
Enfin, alors que notre discipline est toujours attractive, le nombre de poste au CAPEPS a été réduit de 170. Cela ne présage rien de bon en terme d’heures supplémentaires et de recours aux contractuels pour les prochaines années. Ces deux mesures sont justement dans les tuyaux car présentent dans le rapport sur la fonction public CAP 2022. Les CAPA et le CHSCT sont aussi dans la ligne de mire du gouvernement qui souhaite par tous les moyens diminuer la représentativité des syndicats et autres contre pouvoirs.
Le SNEP-FSU déjà dans la bataille.
Une première riposte médiatique a eu lieu en fin d’année dernière au trocadéro et une seconde concernant l’augmentation du forfait AS au début de cette année. Toutes deux ont visé à montrer que le SNEP-FSU est d’abord un syndicat qui agit et sait construire un rapport de force aussi bien médiatiquement que dans les instances. Des 1er signes d’infléchissement ont été donnés à nos secrétaires nationaux concernant une politique moins « tape à l’oeil » de l’UNSS. Nous avons cependant besoin de construire un rapport de force plus important pour renverser la vapeur sur l’EPS.
Une riposte à organiser en 2 temps : Manifestation du 12 novembre et élections professionnelles.
Prochainement 2 nouveaux tests vont se présenter à nous : la manifestation unitaire du 12 novembre et les élections professionnelles de fin novembre.
Il est clair qu’une faible mobilisation et une division de la profession aujourd’hui majoritairement réunie au SNEP et à la FSU préterait le flanc à une dissolution de notre statut qui consiste vraisemblablement en la prochaine étape de ce gouvernement. Au contraire, une réaffirmation de notre unité derrière notre syndicat historique le SNEP-FSU et sa fédération la FSU majoritaire dans l’Éducation Nationale pourrait nous permettre de stopper ce gouvernement déjà fragilisé par un été et une rentrée compliquée.

 

Le 12 novembre à 8h30, je fais un front contre Macron devant le rectorat  !

 

Et du 29 novembre au 6 décembre, je vote pour que le SNEP-FSU et la FSU agissent et pèsent dans les instances plus que jamais !

 

Edito octobre 2018 : Protocoles sargasses et brumes de sables, Motion et pétition UNSS, Privatisation de l’Education et financement par les familles, Stage sécurité national, Point sur les remplacements

 

Notre archipel Guadeloupéen est maintenant très régulièrement frappé par des crises environnementales et sanitaires : Sargasses, brumes de sables, Ouragans ou tempêtes. Des risques sont également à craindre : irruptions volcaniques, tremblement de terre, Tsunami, .. Continuer la lecture de Edito octobre 2018 : Protocoles sargasses et brumes de sables, Motion et pétition UNSS, Privatisation de l’Education et financement par les familles, Stage sécurité national, Point sur les remplacements

Edito Rentrée 2018

Nous espérons que la rentrée s’est bien passée.

Cette année encore, vous pourrez compter sur le SNEP-FSU Guadeloupe et ses militants afin de vous aider à construire une EPS riche, diverse et respectueuse des textes et réglementations en vigueur. (Voir Article « Checklist de rentrée »)

Vous pourrez également encore compter sur le SNEP-FSU Guadeloupe pour favoriser l’équité et la transparence dans toutes les opérations de carrière (Mutations, avancement, promotions, congés de formation, demande de temps partiel, …).

Dès à présent pour ceux qui ont eu un RDV de carrière en 2017-2018, vous pouvez consulter votre appréciation finale sur l’application I-prof puis service puis SIAE. A partir du 15 septembre, vous aurez la possibilité sur la même application de formuler une contestation de cette appréciation. Une CAPA se réunira alors pour étudier votre contestation mais seulement si vous avez effectué un recours gracieux. N’oubliez pas d’en informer le SNEP. (Voir article « Pour le RDV de carrière, la profession a son mot à dire ! »)

Les annonces de réforme de la fonction publique (rapport CAP 2022) vont malheureusement rapidement nous obliger à faire preuve d’une grande cohésion pour résister aux annonces censées selon le ministre Blanquer apronfondir « l’école de la confiance »  :

  • choix des enseignants par le chef d’établissement ;
  • suppression du paritarisme (CAPA);
  • obligation d’accepter deux heures supplémentaires ;
  • bivalence ;
  • annualisation du temps d’enseignement ;
  • diminution des vacances d’une semaine ;
  • obligation de remplacement dans l’intérêt du service.

Les élections professionnelles de novembre seront l’occasion de montrer combien notre profession a toujours été rassemblée et comment nous n’entendons pas nous laisser dicter des réformes dégradant nos conditions d’exercice et par conséquent les conditions d’apprentissage de nos élèves. Les listes de commissaires paritaires sont en cours de finalisation (PEPS, Agrégés, FSU) et vous seront prochainement communiquées. Nous comptons sur vous pour donner toute la force nécessaire à notre profession en votant massivement lors du renouvellement des instances. C’est un enjeu majeur pour que notre profession puisse continuer de peser sur la politique éducative et sportive de notre archipel (installations, équipements, subventions natation et APPN, …).

Afin de favoriser le militantisme de chacun, cette année encore sera chargée en événements. Certains d’entre eux sont dores et déjà programmés. Vous recevrez rapidement une invitation :

  • Un stage exceptionnel avec un secrétaire national spécialiste des questions juridiques et de sécurité (Jean Paul Tournaire) aura lieu le jeudi 22 et le vendredi 23 novembre à l’espace SHEIK de Jarry.
  • Une AG animée autour d’un raid multiactivité pour méler bilan précis de nos actions et convivialité se déroulera le mardi 18 décembre à 8h sur le parking du Mémorial Acte de Pointe à Pitre.
  • Une soirée de restitution du Colloque « L’EPS et l’école de demain » se déroulant les 15,16 et 17 novembre 2018 à Villejuif se tiendra le mercredi 05 décembre à 18h au STAPS.

D’autres rencontres viendront à nouveau s’ajouter et nous espérons pouvoir vous y rencontrer nombreux. En attendant n’oubliez pas que « Se syndiquer, c’est déjà s’engager ! » alors franchissez le pas et rejoignez nous. (Voir Article « Indignez-vous ! »)

A bientôt.

Le bureau académique
du SNEP-FSU Guadeloupe

Après un premier mai réussi, tous en grève le 3 mai !

 

RCI : « Défilé du 1er mai unitaire et très mobilisateur ce mardi matin chez nous. Plusieurs milliers de manifestants se sont donné rendez-vous au CHU de Pointe-à-Pitre-Abymes, avant de s’ébranler, en cortège dans les rues de Pointe-à-Pitre.
(…)
Il est donc certain que ce défilé du 1è mai 2018 restera comme un jour fédérateur des travailleurs guadeloupéens. »

France Antilles
: « Grosse mobilisation, ce mardi matin, pour le traditionnel défilé unitaire du 1er mai, à l’appel de dix syndicats (CFTC, CGTG, FAEN-SNCL, FO, FSU, Solidaires Guadeloupe, Speg, SUD PTT Gwa, UGTG et Unsa).
(…)
L’intersyndicale en appelle d’ores et déjà à un mouvement de grève générale dans toutes les entreprises et administrations jeudi 3 mai. Un rassemblement est programmé à 11 heures devant le Palais de la Mutualité, à Pointe-à-Pitre »

RDV jeudi 3 mai à la Mutualité de Pointe à Pitre à 10H30 pour amplifier le mouvement à l’appel de toutes les organisations syndicales et revendiquer pour :
  • les services publics,
  • l’enseignement public,
  • la réussite de tous les élèves jusqu’à l’université,
  • des moyens au STAPS (administratifs, enseignants, équipements sportifs, amphis, salles de TD, …) pour mieux gérer les filières existentes et en développer de nouvelles filières (APA, management, ..)
  • une EPS discipline pleine et entière (évaluation, programme spécifiques, …),
  • de meilleurs installations,
  • un meilleur financement de l’UNSS,
  • un enseignement de spécialité pour l’EPS,
  • une meilleure rémunération pour la profession,

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Tous dans la rue le 1er mai !
Tous en grève le 3 mai !

 

Vous suivez l’actualité nationale et vous devez constater que ce début de quinquennat est marqué par de forts reculs des droits des salariés et des fonctionnaires : inversion des normes dans le code du travail, suppression des CHSCT, contestation du rôle des syndicats dans la négociation, nouveau gel du salaire des fonctionnaires, augmentation de la CSG non compensée totalement pour les fonctionnaires, remise en cause du statut des fonctionnaires et de PPCR, baisse des financements des solidarités (chômage, retraites, hôpital) par la baisse des cotisations sociales contenues dans la part de salaire brut, mise à mal du paritarisme …

Actuellement, les cheminots, le secteur de l’énergie, les EHPAD, les hôpitaux, les retraités, … se mobilisent contre cette contre-réforme anti sociale et ultra libérale qui a déjà eu lieu aux États Unis, en Angleterre, en Suède, …, avec inexorablement les mêmes résultats : une explosion des inégalités, des travailleurs pauvres, une diminution de la qualité et du champ d’intervention du service public et par conséquent une montée des idées xénophobes et communautaristes illustrées par l’élection de Trump, le Brexit, la montée de l’Extrême droite dans toute l’Europe, …

Le modèle social à la française

La France, par sa tradition de lutte et son souci de fraternité, a mieux résisté à ces contre réformes, et aux crises financières et sociales qu’elles génèrent, en défendant le pacte social conclu par le Conseil National de la Résistance après la guerre de 39-45. Ce pacte s’appuie sur un état social très redistributif qui fixe comme principe que « chacun cotise en fonction de ses moyens mais reçoit en fonction de ses besoins ». Ce principe vise l’intérêt général, s’appuie sur le statut des fonctionnaires (pour le faire appliquer) et exclu de facto la libéralisation de secteurs comme l’Éducation, la santé, les transports, l’assurance chômage, les retraites, … En effet, le secteur privé ne connaissant quant à lui qu’une seule logique, celle de la rentabilité, sa généralisation aux services assurés actuellement par le secteur public exclurait rapidement les plus faibles car ils sont souvent aussi les moins solvables.

Pas d’économie à la clef …

Contrairement, à ce qui est expliqué à longueur d’ondes radio ou d’émissions TV, en agitant sans cesse une dette insoutenable, aucune économie ne sera faite pour les contribuables. D’abord, car nous ne pourrons – et c’est tant mieux – laisser sans soin, sans éducation, sans possibilité de mobilité, …, toute une part de la population sans ressource. Ensuite, parce que pour financer cette part de la solidarité réduite, nous ne pourrons plus nous appuyer sur les économies d’échelles en vigueur lorsque toute la population en dépendait. Enfin, car le secteur privé fournira des services inexorablement plus chers que dans le public pour financer la publicité, les actionnaires, … sauf à limiter les investissements et réduire les services rendus. La très grande majorité des français, les deux tiers les plus modestes dont les enseignants font partis, y perdra en terme d’accès, de qualité du service mais aussi de part du salaire à y consacrer.

Ça a fonctionné et ça pourrait continuer …

Une nouvelle note d’une des plus grandes banques d’affaires (Natixis) vient d’être publiée et donne raison à la jusqu’ici très controversée théorie de Marx sur la baisse tendancielle des profits inhérents au capitalisme1. C’est sur cette théorie que s’appuie la logique si progressiste des états providence et de leurs très fortes régulations du marché, la redistribution des profits afin de limiter la concentration du capital dans quelques mains et ses effets pervers. Cependant, au cours du siècle dernier la logique ultra libérale a progressivement réussi à imposer à la place une autre logique dont on sait aujourd’hui qu’elle n’existe pas : La théorie du ruissellement. Petit à petit, cette logique ultra libérale n’a eu de cesse de diminuer les cotisations et donc les redistributions et ainsi de désynchroniser les  financements des services publics avec les besoins. Nous en voyons aujourd’hui le résultat dans les transports mais aussi l’hôpital et l’Éducation. Les attaques des bénéficiaires de cette politique – les ultra riches – sur les statuts des agents du rail et bientôt des fonctionnaires sont les derniers coups de boutoir pour faire céder la digue de l’intérêt général que ces statuts permettent de défendre au profit de l’intérêt particulier de ces millionnaires.

Mobilisons-nous …

Les réformes du Bac, du lycée sont des réformes idéologiques qui sous couvert d’habits pseudo pédagogiques voire populistes sont avant tout aussi des contre réformes structurelles visant à réduire le nombre d’enseignants et le coût d’un système qui se doit d’être avant tout rentable. La loi ORE de sélection à l’entrée de l’Université aussi. Nous avons, au contraire, besoin pour réduire les inégalités d’un système inclusif jusqu’au Baccalauréat comme c’est le cas, par exemple, en Finlande. Le collège unique en France s’inscrit dans cette voie mais sans que jamais personne ne lui ai jamais donné les moyens de gérer l’hétérogénéité. En Finlande où cela fonctionne, il y a moins d’élèves par classe et beaucoup plus d’assistants chargés de prendre en charge les difficultés par prof… Afin d’éviter le dictat permanent des injonctions politiques, pseudo pédagogiques et souvent contradictoires, une direction collégiale des enseignants dans chaque établissement – comme en Suisse – pourrait voir le jour au côté d’un administrateur et renforcerait la liberté pédagogique des équipes et donc l’adaptabilité aux profils des élèves. Le respect d’un cadre national pourrait se faire sous le contrôle d’un corps d’inspection plus présent et veillant à l’animation d’une formation continue plus responsabilisante.

Alors, contrairement à ce qu’avait pu dire Margaret Thatcher et que s’est empressé de reprendre Emmanuel Macron dès son élection, il y a d’autres alternatives ! Prenons le meilleur de chacune d’elles … Cela nécessite des réformes progressistes d’intérêt général mais surtout pas ces contre réformes ultra libérales qui finiront par faire exploser notre pays.
Pour les faire entendre le 1er mai et le 3 mai, mobilisons-nous respectivement devant le CHU à 8h30 et devant la mutualité à 10h30.

Le communiqué => ici

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